NOS VALEURS NE SONT PAS COTEES EN BOURSE !
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Retrouvez ici le bilan des propositions de loi déposées par le groupe Socialiste, Radical, Citoyen et
divers gauche à l'Assemblée Nationale
J'ai interpellé hier à l'Assemblée nationale M. Luc CHATEL, Ministre de l’Education nationale, sur la loi du 11 février 2005 relative aux droits et à l’égalité des chances des personnes handicapées, qui affirme que tout enfant, tout adolescent présentant un handicap ou un trouble invalidant de la santé doit être inscrit dans l'école de son quartier.
Ce droit à l’éducation pour tous les enfants, en priorité en milieu ordinaire, est en effet toujours aussi malmené. Ainsi, malgré les promesses du Gouvernement, les moyens financiers et humains pour encadrer ces enfants n’ont cessé de diminuer, et en particulier vis-à-vis des Auxiliaires de Vie Scolaire, à qui, des contrats toujours plus précaires sont proposés. A terme, ce sont les enfants souffrants d’un handicap qui risquent de ne plus pouvoir être accueillis !
Au chapitre des attaques contre l’école, c’est une suppression massive des moyens qui est menée par le Gouvernement, la suppression des fonds sociaux pour les enfants les plus défavorisés annoncée dernièrement en est encore fort malheureusement une belle preuve...
Monique Iborra interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés sur l'absence de programmes d'échanges de seringues (PES) dans les prisons françaises. Alors que l'usage de drogues est le premier facteur de propagation du virus du sida en milieu carcéral, l'Etat refuse aux prisonniers l'accès au matériel stérile ; une décision lourde de conséquences sur le plan sanitaire. Ainsi, les personnes détenues en France demeurent exclues de certains dispositifs de réduction des risques liés à l'usage de drogues, notamment des PES, lesquels ont pourtant été adoptés par de nombreux pays, tels que la Suisse, l'Allemagne, l'Espagne, mais aussi l'Iran, la Moldavie, la République kirghize ou encore la Biélorussie. Les prisonniers toxicomanes français restent donc privés d’une mesure qui pourrait leur sauver la vie ! Adopter une démarche de précaution, ne signifie pas pour autant faciliter la consommation de drogues ! Mais nier la réalité, c’est se résigner à laisser une partie de la population s’exposer à un danger mortel ! Pourtant, le plan d'action stratégique pour l'amélioration des conditions sanitaires, dévoilé fin octobre par le gouvernement, et qui planifie son action en la matière jusqu'en 2014, ne consacre aucune ligne au programme d'échange de seringues. Ainsi, elle lui demande de bien vouloir justifier l'absence de PES en milieu carcéral, alors que la lutte contre le virus du sida reste une grande cause nationale, comme le Premier ministre l’avait reconnu en 2005.
Mme Monique Iborra attire l'attention de Mme la ministre d'État, garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, sur la problématique des personnes âgées dépendantes au sein des établissements pénitentiaires. Aujourd'hui, le vieillissement effectif de la population carcérale inquiète la Section Française de l'Observatoire International des Prisons (OIP-SF). En effet, la difficulté de la prise en charge des détenus âgés dans les prisons françaises a évolué avec le temps, mais reste aujourd'hui un problème sérieux, qui doit être envisagé par les pouvoirs publics. Ainsi, afin d'appréhender au mieux la réalité de la situation, elle souhaiterait connaître le nombre de personnes âgées de plus de quatre-vingts ans détenues en France au 1er octobre 2010, ainsi que l'âge du doyen incarcéré dans notre pays. En outre, elle voudrait savoir quels sont les moyens adaptés mis en œuvre par les services du ministère de la Justice, afin d'encadrer au mieux cette catégorie de personnes au sein des établissements pénitentiaires.
J'interpellais aujourd'hui dans l'hémicycle à l'Assemblée nationale le gouvernement sur le chômage des jeunes.
Voici mon propos :
Retrouvez l'intégralité de la séance des questions au Gouvernement et la réponse du Ministre en cliquant ici.
Mme Monique Iborra attire l'attention de M. le secrétaire d'État chargé de la fonction publique sur la requalification du corps des techniciens supérieurs d'études et de fabrications (TSEF) du ministère de la défense, en catégorie A, au sein du corps des ingénieurs d'études et de fabrications. En effet, cette requalification a été votée à l'unanimité par le comité technique paritaire ministériel (CTPM) du ministère de la défense du 17 novembre 2009, mais les personnels concernés s'inquiètent de son effectivité ; ayant déjà fait l'objet d'une telle décision restée pourtant sans suite en 1986. Ainsi, elle lui demande quand aura lieu précisément la concrétisation tant attendue de ces promesses ; les discussions interministérielles nécessaires à cette mise en oeuvre étant conduites depuis déjà plusieurs mois.
Mme Monique Iborra appelle l'attention de M. le secrétaire d'État à la défense et aux anciens combattants sur le devoir de mémoire de la Nation française. Cette obligation morale d'entretenir le souvenir des souffrances subies par certaines populations, en direction des générations futures, induit l'apprentissage de l'histoire à l'école, qui peut être enrichi par des manifestations diverses. Ainsi, des associations développent cette mission, en travaillant à la collecte de documents, de photographies. Des expositions sont alors rendues possibles grâce à leur dévouement, mais elles ont besoin d'aides pour pérenniser leur action. Aussi, elle souhaiterait connaître les mesures envisagées par le Gouvernement, afin de faciliter la démarche de ces associations.
Mme Monique Iborra appelle l'attention de M. le secrétaire d'État à la défense et aux anciens combattants sur l'attribution du diplôme lié au titre de reconnaissance de la Nation. En effet, des associations réunissant des orphelins de résistants, souhaiteraient qu'il puisse être attribué à ces ayants droit, à titre posthume. Ainsi, cette reconnaissance leur permettrait d'honorer davantage le souvenir de leurs parents, et s'inscrirait dans la devoir de mémoire qui incombe à la France. Aussi, elle voudrait savoir s'il envisage d'étendre la délivrance de cette distinction, aux enfants de ces braves.
Mme Monique Iborra attire l'attention de M. le secrétaire d'État chargé du logement et de l'urbanisme sur l'indispensable maintien des centres d'hébergement des sans-abri après la fin officielle de la période hivernale. Puisque la France est un État respectueux des droits de l'Homme, son engagement envers les plus démunis ne doit pas évoluer en fonction des saisons. Il est impensable de tolérer la diminution des crédits de fonctionnement alloués par l'État à l'humanitaire et au social, ni d'accepter la fermeture de foyers, dont la plupart va rester vide jusqu'au mois de novembre prochain ! Ainsi, elle lui demande qu'elles vont être les mesures prises pour pérenniser ces structures d'accueil, puisque la dangerosité de la rue existe malheureusement tout au long de l'anné
Séance du 26 janvier 2010
M. le président. La parole est à Mme Monique Iborra, pour exposer sa question, n°879, relative au statut des permanenciers auxiliaire de régulation médicale.
Mme Monique Iborra. Madame la ministre de la santé et des sports, ma question porte sur le même thème que celle de ma collègue Catherine Génisson.
Voici un an, jour pour jour, lors des questions au Gouvernement, je vous avais alerté sur la situation des hôpitaux publics, sur les suppressions de postes programmées, sur les déficits de
certains établissements, toutes choses que vous avez niées à l’époque en soutenant qu’il s’agissait simplement d’un problème d’organisation et non de moyens. « Laissez-moi vous dire que l’hôpital
a besoin de moyens et nous lui en accordons », concluiez-vous. Aujourd’hui, 1800 postes ont été supprimés, essentiellement parmi les soignants, rendant plus difficile encore les conditions de
travail des personnels hospitaliers. Des services ferment – ainsi la chirurgie cardiaque pédiatrique à Toulouse.
Dans ce contexte de désordre et de pénurie consécutif à la politique menée, que la loi « Hôpital, patients, santé etterritoires » va incontestablement aggraver, les personnels sont inquiets et
certains le manifestent. Les permanenciers assistants de la régulation médicale des SAMU sont en grève, à Toulouse comme ailleurs pour la juste reconnaissance de leur profession, eu égard à leur
responsabilité. Réunis en assemblée générale, ils attendent votre réponse. Il est évident que ce que vous leur proposez dans le cadre du projet de protocole, et que vous venez de rappeler, ne
répond pas à leurs attentes en matière de reclassement.
Vous venez de nous informer des intentions du Gouvernement. Apparemment, vous ne changez rien à ce qui a été décidé dans le cadre du protocole, sur lequel ils ne sont pas d’accord. Je ne
reviendrai pas sur les raisons qu’ils invoquent, Mme Génisson les a déjà exposées.
Pouvez-vous nous informer de vos intentions à leur égard, sur les modalités de concertation que vous allez sans doute mettre en place, mais qui ne les satisfont pas? Quelles suites allez-vous
donner à leurs demandes?
M. le président. La parole est à Mme Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la santé.
Mme Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la santé. Monsieur le président, la question posée par Mme Iborra va me permettre de compléter les propos que je viens de tenir à Mme
Génisson.
Notre hôpital a effectivement besoin d’organisation et de moyens. Il a également besoin de suivre les évolutions considérables des techniques et des contraintes démographiques. Le nombre de
postes soignants ne cesse d’augmenter dans le périmètre de l’assurance maladie. Nous avons besoin que l’hôpital se recentre sur ses missions de court séjour, de soins aigus. Il convient également
de rappeler que pas moins de 20000 postes seront créés sur le budget de l’assurance maladie dans le médico-social pour suivre l’évolution du vieillissement de la population.
Il faut aussi rénover ces métiers, leur permettre d’évoluer. C’est le sens du processus LMD que nous avons commencé à mettre en œuvre et qui a été concrétisé pour les infirmières. Ainsi 500
millions supplémentaires seront attribués à des professionnels de grande qualité. Cela aboutira à une augmentation nette de 2000 euros par an. Cette revalorisation est considérable: c’est du
jamais vu.
J’ai déjà eu l’occasion, dans ma réponse à Mme Génisson, de me réjouir de la qualité du dialogue social que nous entretenons avec les huit organisations représentatives des personnels de la
fonction publique hospitalière, à l’occasion des négociations relatives au protocole LMD.
Vous le savez, la qualité des conditions de travail dans la fonction publique est pour moi une préoccupation constante. Les conditions de travail dans la fonction publique hospitalière font
l’objet de plans d’amélioration de grande ampleur sur l’ensemble du territoire, soutenus notamment par le dispositif des contrats locaux d’amélioration des conditions de travail, dispositif qui
fête son dixième anniversaire cette année et fait l’objet d’un comité de suivi intégrant les organisations syndicales signataires et la fédération hospitalière de France. Nous aborderons en 2010
la troisième génération de CLACT et je fixerai prochainement les orientations que je souhaite donner à ces nouveaux contrats locaux.
Je voudrais que soient mieux soutenus les projets innovants, les projets inter-établissements, et qu’ils s’intègrent dans les axes du plan santé au travail 2010-2014, qui vise à développer une
politique de prévention active des risques professionnels, en particulier psychosociaux. J’entends avant tout manifester mon soutien aux initiatives de terrain.
La généralisation du document unique d’évaluation des risques professionnels est à cet égard une priorité essentielle pour permettre aux établissements de mieux piloter leurs politiques de santé
et de sécurité.
En ce qui concerne les conditions de travail, il est très important pour les personnels de la fonction publique hospitalière et pour les PARM de disposer de possibilités d’évolution. Il me semble
– j’en reviens à la question posée par Mme Génisson – que l’intégration des PARM dans un corps plus large leur permet d’évoluer, si tel est leur souhait, vers d’autres métiers.
M. le président. La parole est à Mme Monique Iborra.
Mme Monique Iborra. Madame la ministre, je crains que votre réponse ne convainque guère les permanenciers… La qualité du dialogue social, dont vous vous félicitiez, ne semble pas
être ressentie de la même façon par l’ensemble des organisations syndicales représentatives.
Mme Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la santé. Certes!
Mme Monique Iborra. En ce qui concerne le LMD et la revalorisation prévue – sans doute nous répondrez-vous à une autre occasion – il semble que celle-ci soit conditionnée à l’abandon de
l’âge de départ à la retraite à cinquante-cinq ans.
Mme Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la santé. En effet:
Mme Monique Iborra. Si tel est le cas, je crains que cette mesure, une fois encore, ne soit bien en dessous de ce qu’espéraient les professionnels de santé des hôpitaux publics.
Mme Monique Iborra interroge M. le ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire sur la révision de la liste des pays d'origine "sûrs" par l'Office de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA). En effet, le 13 novembre 2009, le conseil d'administration a ajouté sur la liste des pays d'origine dits « sûrs » la Turquie, la Serbie et l'Arménie, tout en retirant la Géorgie plus d'une année après le conflit qui l'a frappée. Au sens de l'article L. 741-4, 2°, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, un pays est considéré comme sûr "s'il veille au respect des principes de liberté, de la démocratie et de l'état de droit, ainsi que des droits de l'Homme et des libertés fondamentales". La décision d'inscrire un pays sur la liste des pays d'origine "sûrs" a des conséquences graves et immédiates pour les demandeurs d'asile originaires de ces pays : placement quasi systématique en procédure prioritaire et non-admission provisoire au séjour ; instruction à l'OFPRA en quinze jours seulement (contre quatre-vingt-dix jours en moyenne) ; recours à la Cour nationale du droit d'asile non suspensif d'une reconduite à la frontière ; privation en droit ou dans les faits d'accès à l'hébergement en centre d'accueil pour demandeurs d'asile, à l'allocation temporaire d'attente, à la couverture maladie universelle. Aussi, face à de telles répercussions, de nombreux doutes, sur la légitimité de l'examen effectué par le conseil d'administration de l'OFPRA, sont exprimés par des associations humanitaires nationales et internationales, témoins des dangers et des oppressions qui résident dans ces pays à risque. Aussi est-il indispensable de revenir sur la procédure d'inscription d'un État sur la liste des pays d'origine "sûrs", qui n'est pas strictement prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ainsi, elle lui demande ce que compte faire le Gouvernement, alors qu'il est aujourd'hui primordial qu'une procédure transparente et protectrice des réfugiés soit établie, afin d'assurer de façon effective le suivi vigilant et permanent de la liste des pays d'origine "sûrs".
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