Vendredi 25 juin 2010 5 25 /06 /Juin /2010 12:11

28265_1374371275678_1123698188_30982220_7205978_n.jpgDernièrement à Tournefeuille, la section du Parti socialiste avait convié les citoyens à une réunion publique animée par des élus locaux et des responsables politiques socialistes sur la thématique du développement durable et notamment sur les réalisations locales menées par les collectivités.

 

En tant que députée, je suis intervenue en préambule de cette rencontre :

 

"En 2008 déjà, j’organisai une réunion publique sur l’environnement à Léguevin, très près d’ici, sur cette 6ème circonscription, et déjà des élus locaux avaient témoignés des politiques mises en place tant par les villes, que le Conseil Général, ou le Conseil Régional.


Prouvant par là même que si le niveau national, législatif est indispensable, l’action publique relayée par les citoyens et les élus locaux reste déterminante.

 

En effet alors que les questions climatiques sont au centre de nombreux débats et réunions de haut niveau, que la crise économique mondiale est considérée par beaucoup comme un phénomène appelé à accélérer le passage à des systèmes économiques alternatifs, il n’est plus tenable de gouverner en faisant l’impasse sur l’écologie.


A l’issue de la présentation des conclusions du Grenelle, une traduction législative a été engagée. La 1ère loi dite « Grenelle 1 » était une loi de programmation de mise en œuvre du Grenelle de l’environnement. Lors de l’examen de cette loi, nous (mon groupe politique) avons défendu notre conception du développement durable qui aurait dû être le cadre d’action pour le Grenelle 2.


Nous avons défendu lors de l’examen du Grenelle 1 notre conception basée sur une triple articulation, économique, écologique et sociale.


Dans le contexte actuel des politiques d’abord créatrices d’inégalités, de dégradations des équilibres écologiques, nous pensons que l’action de l’Etat doit permettre un nouveau modèle de développement qui conjugue la croissance compatible avec l’impératif écologique, la protection sociale, l’innovation, l’aménagement équilibré du territoire, la création d’emploi. Ce nouveau modèle de développement, renforçant la cohésion sociale avec une volonté de régulation et un rôle renforcé des citoyens dans les décisions publiques.


Parce qu’un grand nombre de nos amendements ont été pris en compte, parce que nous ne souhaitons pas affaiblir la position de la France en pleine négociation sur le climat en préparation du sommet de Copenhague, nous avons pris nos responsabilités et nous avons voté ce texte par là même, sauvé d’un enlisement le Grenelle, très attaqué par les députés UMP qui s’obstinent à opposer les questions sociales, économiques et écologiques.


Les débats du Grenelle 2 ont montré la résurgence des discours niant la crise climatique ou opposant compétitivité économique, emploi, et préservation de l’environnement. Existe-il un réel volontarisme gouvernemental en matière de promotion du développement durable ? Là aussi, il y a les discours et les actes. L’objectif de production et de distribution de richesse n’est pas indépendant de la manière de les produire et du contenu de la production.

Sur la taxe carbone, notre groupe politique à l'Assemblée a saisi le Conseil Constitutionnel qui a censuré la taxe telle que proposée. Nous nous y sommes en effet opposés car elle était socialement injuste et écologiquement inefficace. Injuste car elle se résumait à un prélèvement supplémentaire sur les ménages dans un contexte général d’aggravation des inégalités fiscales. Inefficace : 93% des émissions de gaz à effet de serre d’origine industrielle, hors carburant en auraient été exonérées.

 

Nous avons proposé une contribution climat - énergie, dont le produit serait intégralement consacré à des compensations sociales progressives en fonction des ressources des foyers. La contribution climat – énergie que nous proposons doit s’inscrire dans le cadre d’une réforme globale de la fiscalité, plus protectrice de l’environnement et plus juste socialement.
En fait, le Grenelle 2 s’est traduit par l’abandon d’une véritable ambition écologique.


De nombreuses avancées adoptées au Sénat, à l’initiative souvent des élus de gauche, ont été balayées d’un revers de main par la majorité à l’Assemblée.


Après l’échec malheureusement cuisant du sommet de Copenhague, la mauvaise élaboration de la taxe carbone et le reniement du Grenelle 2, il y a eu cependant une transition écologique en marche, celle des Régions, celle des collectivités locales, plus silencieuse, moins médiatique, mais transformatrices de nos vies quotidiennes."



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