Mardi 28 avril 2009
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Question au gouvernement de Monique IBORRA posée le 28 avril
Les jeunes sont les 1ères victimes de la crise dans notre pays et si le chômage des jeunes a augmenté de 24 % en 1 an, bien avant la crise le taux de chômage des jeunes atteignait déjà 18% contre
8% pour le reste de la population et rien dans le plan de relance gouvernemental ne les concernaient.
C’est dans ce contexte que la Commission Hirsh a été mise en place et avant même que cette commission ait pu donner ses conclusions, le Président de la République, comme à son habitude, annonce
des mesures qui veulent apparaître nouvelles, qui comportent l’apprentissage, compétence décentralisée des régions, et les contrats de professionnalisation qui ont chuté de 20 à 30 % ces derniers
mois.
Faut-il rappeler que ces mêmes contrats de professionnalisation ont fait l’objet dans la loi de finances de 2008 de la suppression de l’exonération attachée aux cotisations du contrat,
rendant ce dernier beaucoup moins intéressant pour les entreprises.
Et bien, une pirouette suffit pour oublier les mesures prises et donner une prime exceptionnelle aux entreprises qui concluraient un contrat de professionnalisation qui ne débouche pas forcément
sur un emploi pérenne. Aucune contrepartie en termes d’emploi n’est demandée aux entreprises. Les effets d’aubaine seront nombreux comme cela a été le cas pour la défiscalisation des heures
supplémentaires.
De même, longtemps honnis par notre gouvernement les emplois aidés reviennent en force, nous sommes obligés de dénoncer votre obstination cependant à ne pas reconnaître le bien fondé des
emplois-jeunes mis en place par la Gauche, qui dans une large majorité ont été pérennisés, ont permis l ‘émergence de nouveaux métiers, dans l’environnement notamment mais pas seulement, qui ont
tous été accompagnés d’une professionnalisation et de formations solides, votre dogmatisme et votre parti-pris vous empêchant de reconnaître l’utilité d’emplois publics, partout si nécessaires,
particulièrement en période de crise.
Enfin le Président découvre la place incontournable des régions (ce qu’il dit dans son discours) qui n’ont pas attendu, elles, la crise pour s’occuper des jeunes devant l’inertie de votre
politique en la matière, vous découvrez les écoles de la 2ème chance mises en place par les collectivités locales et dont le 1er financeur sont les régions.
Quelle incohérence que d’appeler les régions au secours quand dans votre projet de loi sur la réforme de la formation professionnelle vous niez leur rôle pilote en matière d ‘élaboration du Plan
Régional des Formations Professionnelles, ne respectant même pas par là même la loi de décentralisation de 2004.
Ma question est donc la suivante : quand allez-vous par des réformes qui n’en ont que le nom annoncées à jet continu cesser de multiplier les fronts pour brouiller les pistes ?