Partager l'article ! Le gouvernement étrangle le réseau des associations d’éducation populaire: En supprimant 13500 postes dans l’éducation nationale à l ...
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En supprimant
13500 postes dans l’éducation nationale à la rentrée prochaine, le gouvernement va priver de nombreuses associations d’éducation populaire des moyens humains et matériels qui leur permettent
d’accomplir leurs missions d’intérêt général.
Face à cette situation qui met gravement en péril un réseau associatif dynamique et pourvoyeur d’emploi autant que de lien social, j’ai décidé d’interpeller le Ministre de l’Education nationale.
Voici le texte du courrier que je lui ai adressé :
Monsieur le Ministre,
Les associations d’éducation populaire assurent de façon complémentaire avec l’Education nationale la mise en œuvre des politiques éducatives, que ce soit par l’accompagnement scolaire, l’encadrement et la formation des jeunes, les classes de découverte, ou encore les activités sportives ou artistiques.
Elles travaillent en direction de millions d’enfants partout sur notre territoire.
Le tissu associatif d’éducation populaire tisse un lien social indispensable dans nos villes, nos quartiers, nos villages. Il est par ailleurs un des secteurs les plus créateurs d’emplois dans notre pays. Dans le contexte économique et social que nous connaissons, la remise en cause de ce tissu associatif est une faute politique grave.
C’est pourtant ce que vous vous apprêtez à faire avec la loi de finances pour 2009, puisque vous allez supprimer, à la prochaine rentrée de septembre, plusieurs milliers de postes mis à disposition de ce réseau associatif par l’Education nationale.
Avec la disparition de leurs moyens humains et matériels, les associations qui ont choisi de s’impliquer dans les actions éducatives et de soutien scolaire ne pourront plus assurer leurs missions.
Vous allez ainsi déstabiliser délibérément un mouvement associatif qui remplit pourtant des missions de service public et qui contribue à la cohésion sociale.
Alors que la quasi-totalité de ces associations ont déjà programmé et engagé leurs actions, y compris pour la rentrée 2009, je vous demande instamment de revenir sur votre décision et de maintenir au mouvement associatif les moyens qui lui sont nécessaires pour assurer ses missions.
Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l'assurance de ma sincère considération.
Monique IBORRA
Députée de la Haute-Garonne
Première Vice-Présidente du Conseil régional Midi-Pyrénées
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