Le Groupe Socialiste, Radical et Citoyen était maître de l’ordre du jour ce jeudi.
Voici les textes que nous avons choisi d’examiner :
Proposition de loi visant à instaurer un mécanisme de prévention de la surpopulation pénitentiaire
Cette proposition de loi part d’un constat simple et partagé jusque sur les bancs de la majorité : la prison, l’exécution des peines, la chaîne pénale sont aujourd’hui en crise. Près de 10 000 détenus sont en surnombre, alors que 82 000 peines d’emprisonnement ferme sont en attente d’exécution. Il est donc temps de redonner du sens à la sanction, mais aussi d’aider à la réinsertion tout en luttant contre la récidive et en encadrant les sorties de prison. Les deux mesures de cette proposition de loi permettent d’avancer dans ces directions. Il s’agit tout d’abord d’instaurer un mécanisme qui limite le nombre des détenus au nombre de places. Il faut également mettre en place une mesure de libération conditionnelle automatique à 2/3 de la peine, sauf avis contraire du juge d’application des peines pour éviter les sorties sèches. Le vote solennel aura lieu mardi prochain.
Proposition de loi pour
l’indépendance des rédactions
Aujourd’hui, avec le jeu des rachats et des fusions, les entreprises de presse passent sous le contrôle d’actionnaires, de groupes industriels ou financiers qui vivent des marchés publics et dont
les intérêts économiques et politiques peuvent entrer en contradiction avec le souci d’informer librement et honnêtement. Ces derniers temps, et singulièrement depuis 2007, les atteintes à
l’indépendance des rédactions se sont multipliées. Pressions, censures, perquisitions contraires au droit européen se multiplient. Alors que la presse vit une mutation économique et technique
difficile, les députés SRC proposent des mesures permettant de garantir l’indépendance des rédactions sans interférer sur le pouvoir légitime des éditeurs. Il s’agit d’actualiser les textes de
loi régissant la presse et les médias afin de faire respecter le pluralisme de l’information, garantir l’indépendance des rédactions en les protégeant de la pression économique et politique. Pour
que le public soit mieux informé sur les dirigeants réels des groupes de presse, il convient d’instaurer pour ces entreprises des obligations accrues de transparence. Lors des débats, les députés
UMP ont de nouveau feint leur étonnement. Pour eux, une telle loi n’aurait aucune inutilité. Et pourtant, rappelons que la France est aujourd’hui au 44ème rang mondial en matière de liberté de la
presse. Elle était au 11ème rang en 2002.
Proposition de loi visant à sanctionner la commercialisation de titres de transport sur les compagnies aériennes figurant sur la liste noire de
l'UE
La Commission européenne a adopté le 22 mars 2006 une liste des transporteurs aériens interdits dans l’Union européenne, et de ceux pour lesquels ont été décidées des restrictions d’exploitation.
Cette protection ne règle pas la question des vols de bout de ligne qui consistent à assurer un transport depuis un pays de l’UE avec une compagnie aérienne autorisée à opérer depuis l’Union puis
à achever le parcours avec une compagnie figurant sur la liste noire. S’il est difficile d’interdire ce genre de pratiques, l’information est néanmoins primordiale. La proposition de loi impose
d’informer explicitement l’acquéreur et le passager de cette situation ainsi que des solutions de transport de remplacement, sous peine d’une amende de 7500 euros.
Ce texte a été adopté à l’unanimité. Il s’agit d’une première depuis le début de la législature.
Télécharger la proposition de loi :
- visant à instaurer un mécanisme de prévention de la surpopulation pénitentiaire
- pour l’indépendance des rédactions
- visant à sanctionner la commercialisation de titres de transport sur les compagnies aériennes figurant
sur la liste noire de l'UE
La manière dont le gouvernement a fait passer la loi de
finances à l’Assemblée est une honte. Par un coup de procédure dont il a le secret (la 2è délibération), il a fait disparaître, au détour de la nuit, les 40 amendements que les députés avaient eu
le front d’adopter contre sa volonté. Ces amendements étaient souvent le fruit d’un consensus transpartisan et visaient même pour certains à faire des économies budgétaires. Mais pour les
éminences de ce gouvernement, c’est à eux de faire la loi, pas au Parlement. Ils considèrent que le travail de proposition et d’amendement des députés ne sert à rien. La gauche est habituée à ce
mépris et le combat par tous les moyens démocratiques. Les députés de la majorité, hélas, s’en accommodent.
La direction de Pôle Emploi vient d’annoncer la
suppression de 1.800 postes d'ici fin 2011.
La réforme des retraites a été
définitivement adoptée le 27 octobre dernier. Mais le combat n'est pas terminé : nous continuons - et continuerons - à interpeller le gouvernement sur la réforme et soutenons les grandes
journées de mobilisation à venir, et notamment celle du samedi 6 novembre.
En qualité de vice-présidente de la Région Midi-Pyrénées en charge de la
formation professionnelle, j'ai été nommée membre titulaire du Conseil National pour la Formation Professionnelle tout au long de la vie (Cnfptlv) au titre de la représentation des Conseils
régionaux au sein de celui-ci, par arrêté du 14 octobre 2010 de la Ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi et du Secrétaire d'Etat chargé de l'emploi.
La première conférence nationale des formations sociales se déroulera demain,
mardi 26 octobre, à la Cité Internationale Universitaire de Paris.
Depuis quelques jours circulent sur Internet, sur les blogs,
par mail de nombreux propos concernant le régime de retraite des députés illustrant la grogne de nombreux de nos concitoyens sur le rejet de l’amendement visant à harmoniser le régime des
retraites des parlementaires et des membres du gouvernement sur le régime général.
Saisie à nouveau sur la situation de Continental Automotive S.A.S et
notamment au sujet du site de Toulouse, implanté sur ma circonscription, je tiens à apporter les précisions suivantes :
Suite à l'adoption de l'amendement Mariani au projet de
loi Besson "Immigration, Intégration et Nationalité", je ne peux que dénoncer l'amalgame fait par le gouvernement et les députés de droite entre immigration et fraude : la restriction de l'Aide
Médicale d'Etat pour les étrangers dont le traitement est "inexistant" dans leur pays d'origine (et non plus "s'ils ne peuvent effectivement bénéficier d'un traitement dans leur pays d'origine")
vise à exclure de la prise en charge sanitaire les plus démunis au mépris de toute politique de santé publique et de prévention.
