Mes communiqués

Mardi 3 mars 2009 2 03 /03 /2009 11:28

Le 5 février dernier à Toulouse, je présentais aux côtés de George PAU LANGEVIN, Députée de Paris, et en présence de Martine MARTINEL la proposition de loi du groupe socialiste destinée à lutter contre les discriminations liées à l’origine (http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/lutte_discriminations_origine.asp).

Ce texte proposait notamment des mesures pour mieux attribuer les logements sociaux, améliorer l'accès à l'enseignement supérieur et élargir les prérogatives de la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde). Il proposait aussi l'exclusion des marchés publics des entreprises condamnées pour discrimination.

Unis pour faire progresser la diversité, les députés socialistes avaient obtenu que ce texte soit inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée le 19 février.

Mais la majorité UMP, avec l'avis favorable de la secrétaire d'Etat à la Politique de la ville, Fadela Amara, a refusé que ce texte soit examiné et a demandé son renvoi en commission : en clair, le texte déposé par le groupe socialiste ne sera pas voté !

Outre le mépris affiché pour le travail de l’opposition à l’Assemblée, cette attitude trahit les hésitations de l’exécutif sur la question des discriminations.

Début février, Nicolas Sarkozy avait installé, à grand renfort de communication, un « Haut-commissaire à la diversité et à l'égalité des chances ». Dans les faits, il refuse qu’un texte de loi vienne consacrer de nouveaux droits pour les français issus de l’immigration.

Une nouvelle fois, Nicolas Sarkozy démontre qu’il excelle dans l’art de créer des rideaux de fumées pour masquer son inaction : une commission pour enterrer nos propositions !

Ceci n’empêche pas, dans le même temps, la secrétaire d'Etat à la Politique de la ville de se revendiquer du bilan positif des Ecoles de la deuxième chance, qui sont financées par les Régions, les collectivités locales et les entreprises !

Il en est ainsi en Midi-Pyrénées, où l’école de la deuxième chance, que je préside, a été créée à l’initiative de Martin MALVY, Président de la Région, et ne doit rien à l’Etat…

Sans le travail de ceux, entreprises, collectivités locales, associations, qui sont au contact du terrain et qui connaissent les difficultés de nos concitoyens, quelles seraient les actions conduites dans nos quartiers ? Quelles seraient les perspectives offertes aux jeunes qui décrochent du système scolaire ?

Entre les discours et les actes, entre la compassion et l’action, nos concitoyens sauront faire la distinction !


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Vendredi 27 février 2009 5 27 /02 /2009 15:37

Le mois de février a vu l’Assemblée nationale se saisir de deux projets de loi importants : sur le logement et l’exclusion d’une part, sur l’hôpital et la santé d’autre part. Entre majorité et opposition, l’examen de ces deux textes a été l’occasion de révéler deux conceptions opposées de notre société : l’une qui privilégie le chacun pour soi et la loi du marché ; l’autre qui promeut la solidarité et la régulation au profit de ceux que le marché rejette à la marge.

Concernant l’avenir de l’hôpital, les députés socialistes demandent que la loi garantisse l’égalité d’accès aux soins sur tout le territoire et pour tous les Français. Le gouvernement et sa majorité, pour qui ne compte désormais que la rentabilité du système de soins, refusent d’en débattre.

Le projet présenté par Mme Bachelot détricote le service public hospitalier en permettant aux cliniques privées de refuser la permanence des soins ou la prise en charge des malades les plus pauvres.

C’est l’institutionnalisation d’une médecine à deux vitesses, un choix que je n’accepte pas et que je n’aurai de cesse de combattre, comme je l’ai rappelé en ouverture de la discussion générale sur ce projet de loi (http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2008-2009/20090161.asp#INTER_39).

 

Outre cet important dossier, voici un rapide relevé des principales positions que j’ai défendues ces dernières semaines :

Projet de loi sur l’audiovisuel public

Le groupe socialiste à l’Assemblée a décidé de saisir le Conseil constitutionnel sur le projet de loi sur l’audiovisuel public, qui appauvrit le service public de la télévision et qui menace gravement l’indépendance des journalistes et des patrons des chaînes publiques.

Tempête dans le Sud-Ouest

Je suis intervenue pour m’assurer que les populations et les entreprises sinistrées auraient bien accès à la solidarité nationale et que l’Etat garantirait une juste indemnisation des victimes de la tempête Klaus.

Statut des enseignants chercheurs

Le décret de Mme Pécresse menace directement la qualité de la recherche française et remet en cause la formation des enseignants : j’ai dénoncé ce décret et j’ai apporté tout mon soutien aux enseignants chercheurs qui sont mobilisés contre cette réforme inique.

Mission d’information sur la flexisécurité

Les récents accords interprofessionnels portant sur la formation continue et le marché du travail ont suscité la mise en place d’une mission parlementaire d’information sur la flexisécurité. Attentive à ce que les salariés ne paient pas les conséquences de la crise par des sanctions nouvelles et des difficultés supplémentaires sur le marché de l’emploi, j’ai été désignée pour collaborer à cette mission.

Mouvements sociaux

En réponse au mouvement social du 29 janvier, la majorité UMP est tentée de durcir la législation sur le droit de grève en créant ce qu’on peut considérer comme une taxe sur la grève : je me suis élevée contre cette tentative inacceptable de punir doublement des salariés qui dénoncent aujourd’hui les effets de la crise et manifestent leurs craintes face à l’avenir.


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Samedi 14 février 2009 6 14 /02 /2009 15:30

Retrouvez l’intégralité de l’intervention que j’ai prononcée lors de la discussion générale en ouverture de l’examen du projet de loi Hôpital, patients, santé et territoires le 11 février à l’Assemblée nationale.

 

 

Madame la Ministre,

Mesdames, Messieurs les rapporteurs,

 

Les français sont attachés à leur hôpital public, et contrairement à une idée reçue et véhiculée par ceux qui veulent faire apparaître le secteur privé comme un modèle de performance, la part des dépenses d’assurance maladie consacrée à l’hôpital public a baissé depuis 20 ans, passant de 42 à 34% (F.H.F) . L a cour des comptes constate en 2007 : « les dépenses des établissements publics sont inférieur de 187 M € à l’objectif fixé, alors que celles des cliniques privées dépassent l’objectif de 168M €. Quand aux dépenses de ville, la dérive dépasse 3 milliards d’€ en l’absence de tout mécanisme de régulation » (rapport cour des comptes sept 2007, p.88/89) tandis que vous avez institué les franchises médicales qui taxent les malades.

Réformer l’hôpital à l’occasion d’une loi qui met au 1er plan la gestion financière n’est pas à la hauteur des enjeux, c’est pourtant ce que vous allez tenter de faire, même si vous déclarez le contraire.

D’un point de vue organisationnel, il est vrai que l’hôpital aujourd’hui peut être considéré comme une juxtaposition d’intérêts catégoriels à qui il manque un intérêt commun, une vision prospective commune à tous et en particulier aux personnels soignants que vous ignorez dans votre projet de loi.

 

L’hôpital en effet est déjà organisé d’une manière trop verticale, trop technocratique, trop administrative au regard des services de soin, qui sont les unités de base au plus près des malades. Vous allez aggraver considérablement cet état de fait, pourvoyeur de dysfonctionnements, en donnant tout pouvoir à un directeur tout puissant mais sur un siège éjectable niant par la même que l’hôpital n’est pas n’importe quelle entreprise, que la communauté médicale n’est pas constituée de simples techniciens venant éclairer les décisions d’un PDG, qui désormais peut ne plus être issu de l’école nationale de la santé, en rentrant dans le carcan d’abord financier du contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens. Oui vous voulez mettre au pas les médecins, comme les chercheurs,   comme les enseignants de l’éducation nationale, comme les juges, comme les élus conformément à la pensée sarkozyste.

Ce n’est pas d’un « patron tout puissant », ni d’une organisation pyramidale comme vous le proposez, dont l’hôpital a besoin, c’est de plus de souplesse, de transversalité  ou plus près des réalités des malades et donc des services de soins.

Le Conseil de surveillance remplaçant le conseil d’administration est de ce point de vue très instructif.

Mais l’hôpital a également besoin de moyens : Vous consentez enfin à l’affirmer, sous la pression, contredisant d’ailleurs les affirmations du Président de la République. Qui croire ?

Vous le savez , les situations déficitaires se multiplient qui n’arrivent pas toutes heureusement à l’Etat de redressement, mais elles existent . La F.H.F alerte sur cette situation et déclare que c’est près de 20 000 emplois qui sont menacés sur l’ensemble du territoire.

L’objectif de convergence des tarifs du secteur public et du secteur privé en 2012 ne fera qu’accentuer cet état de fait et aboutira au démantèlement du secteur public de santé. Car quel est l’objectif de cette convergence tarifaire ? Il s’agit de mettre le secteur public en concurrence directe avec le secteur des cliniques commerciales qui par ailleurs attirent de nombreux investisseurs étrangers, (la France est le pays où la part de marché des cliniques est le plus élevé), comme le groupe général de santé, qui a ainsi réservé 420M€ à ses actionnaires en 2006. C’est aussi la F.H.F qui l’assure.

Faire converger les tarifs du public et du privé suppose que leurs missions et leurs contraintes de fonctionnement soient les mêmes. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, qui ne le sera probablement pas demain. Les hôpitaux traitant les cas les plus lourds et donc les moins rentables. Décidemment  Madame la Ministre, votre « réforme » n’est pas la notre, elle n’est pas « moderne » elle est archaïque parce que très centralisée et autoritaire.

Je terminerai sur les agences régionales de santé qui ont été préconisé par la gauche, sauf que votre projet ne semble pas répondre aux avancées démocratiques et sociales auxquelles nous aspirions quand nous les défendions. En effet, comme c’est l’habitude de ce gouvernement, les élus se retrouvent sur des strapontins. Centralisation, étatisation, autoritarisme ambiant, voilà votre philosophie. Ce que vous appelé régionalisation n’est en fait qu’une organisation rigide  sous l’autorité d’un directeur tout puissant. Le syndrome du chef si cher au Président de la République réapparaît ici.

Les régions comme les départements notamment ont toute légitimité par leur statut d’élu, par les compétences qu’ils exercent, compétences décentralisées par la loi, je parle pour les régions des formations sanitaires et sociales notamment, par leur compétence en matière d’aménagement du territoire, par le fait qu’elles sont très souvent sollicités par les citoyens et les différents acteurs pour intervenir dans le domaine de santé publique notamment , la loi du 9 août 2004 les y autorisant, comme d’ailleurs elles interviennent dans les investissements dans les hôpitaux publics. Vous les ignorez superbement.

Votre réforme ne sera pas cependant sans eux, car il s’agira de bien définir des territoires où les élus, usagers, citoyens se reconnaissent au moins autant que l’administration qui décidera de tout, mais qui ne fera rien d’efficace et durable sans eux.


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Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /2009 16:54

Demain, mardi 10 février, les enseignants-chercheurs seront une nouvelle fois mobilisés pour la défense de leur statut et de la recherche publique, à Toulouse comme dans toute la France.

A la veille de cette mobilisation, je tiens à leur apporter mon soutien plein et entier.

La politique du gouvernement met gravement en danger le système universitaire français qui, contrairement à ce que semble penser le chef de l’Etat, garantit une recherche de qualité et assure à la France une place de choix dans le peloton de tête des pays les plus prolifiques en matière de publications scientifiques.

La réforme promue par Madame Pécresse est dogmatique et elle engage les Universités sur la voie de l’utilitarisme qui est contraire aux intérêts de la recherche publique et de l’enseignement supérieur en France.

Cette réforme marque un tournant inquiétant en dissociant recherche et enseignement. Faire de l’enseignement une sorte de sanction pour les chercheurs les moins « performants » témoigne d’un dénigrement de cette mission fondamentale qui est celle de la transmission des savoirs.

Il n’est pas trop tard pour que la Ministre retire ses décrets et mette en œuvre un véritable processus de concertation avec les enseignants-chercheurs. Pour cela, j’exhorte Madame Pécresse à accepter enfin d’écouter le mouvement qui s’exprime dans la rue et à lui ouvrir les portes du Ministère.


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Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /2009 17:31

Le Président de la République a récemment nommé un commissaire à la diversité et à l’égalité des chances en la personne de M. Yazid Sabeg.

Lors de la constitution du gouvernement de M. Fillon, le chef de l’Etat avait nommé Mme Fadela Amara au poste de secrétaire d’Etat chargée de la politique de la Ville. Or, un an après les annonces tonitruantes faites à l’Elysée, le plan du gouvernement en faveur des banlieues est, de l’aveu même de Mme Amara, un échec.

Le gouvernement n’aura pas deux fois le droit à l’erreur : accès à la formation, à l’emploi, au logement, les attentes sont nombreuses.

Dans ce contexte, la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales de l’Assemblée, à laquelle j’appartiens, a tenu à auditionner M. Sabeg.

Quelles que soient les intentions affichées aujourd’hui par le nouveau commissaire à la diversité et à l’égalité des chances, il doit savoir ceci : on ne peut éternellement mobiliser les acteurs locaux pour les conduire vers des impasses faute de moyens pour mener les actions à leur terme.

Au-delà des symboles, au-delà des intentions, ce que les acteurs et les élus de terrain attendent, ce sont des actes. Et pour cela, il faudra que le gouvernement consente à mobiliser des moyens financiers à la hauteur des enjeux.

Il a su le faire pour sauver les banques de la faillite : il doit pouvoir le faire pour donner un avenir aux banlieues !

 

Pour accéder au compte rendu de la commission : http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr-cafc/08-09/c0809032.asp#P8_79

 

Pour accéder à la proposition de loi déposée par le Groupe socialiste à l’Assemblée visant à lutter contre les discriminations liées à l'origine, réelle ou supposée : http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/lutte_discriminations_origine.asp


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Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /2009 19:33

Le Mouvement français pour le Planning familial se réuni aujourd’hui - mardi 27 janvier - à Paris pour lancer un cri d’alarme et annonce une série d’actions dans toute la France pour le 29 janvier.


La Loi de Finances a en effet programmé en 2009 la baisse de 42 % des crédits affectés au conseil conjugal et familial. Si le gouvernement ne revient pas sur ses positions et s’il ne rétablit pas les crédits de paiement, c’est près du tiers des 70 antennes du Planning familial et 450 emplois qui seront menacées de disparition à court terme.


En Midi-Pyrénées, les neuf antennes présentes dans la région pourraient ainsi disparaître, sans compter la remise en cause de l’ouverture d’une nouvelle antenne en Ariège programmée pour 2009.


Il n’est pas acceptable que soient ainsi remises en cause les actions d’accueil, d’information et d’orientation pour la contraception, la fécondité, la sexualité, qui ont été confiées au Mouvement français pour le Planning familial par la Loi Neuwirth en 1967.


Le gouvernement ne peut pas enterrer soixante ans de combats pour les droits des femmes au seul prétexte de faire des économies budgétaires !


J’apporte donc tout mon soutien à la mobilisation en cours et je demande au gouvernement de garantir la pérennité des 70 antennes du Mouvement français pour le Planning familial par la mise en place de conventions pluriannuelles, et ceci dès 2009 !


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Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /2009 10:30

En supprimant 13500 postes dans l’éducation nationale à la rentrée prochaine, le gouvernement va priver de nombreuses associations d’éducation populaire des moyens humains et matériels qui leur permettent d’accomplir leurs missions d’intérêt général.


Face à cette situation qui met gravement en péril un réseau associatif dynamique et pourvoyeur d’emploi autant que de lien social, j’ai décidé d’interpeller le Ministre de l’Education nationale.


Voici le texte du courrier que je lui ai adressé :

 

Monsieur le Ministre,


Les associations d’éducation populaire assurent de façon complémentaire avec l’Education nationale la mise en œuvre des politiques éducatives, que ce soit par l’accompagnement scolaire, l’encadrement et la formation des jeunes, les classes de découverte, ou encore les activités sportives ou artistiques.

Elles travaillent en direction de millions d’enfants partout sur notre territoire.

Le tissu associatif d’éducation populaire tisse un lien social indispensable dans nos villes, nos quartiers, nos villages. Il est par ailleurs un des secteurs les plus créateurs d’emplois dans notre pays. Dans le contexte économique et social que nous connaissons, la remise en cause de ce tissu associatif est une faute politique grave.

C’est pourtant ce que vous vous apprêtez à faire avec la loi de finances pour 2009, puisque vous allez supprimer, à la prochaine rentrée de septembre, plusieurs milliers de postes mis à disposition de ce réseau associatif par l’Education nationale.

Avec la disparition de leurs moyens humains et matériels, les associations qui ont choisi de s’impliquer dans les actions éducatives et de soutien scolaire ne pourront plus assurer leurs missions.

Vous allez ainsi déstabiliser délibérément un mouvement associatif qui remplit pourtant des missions de service public et qui contribue à la cohésion sociale.

Alors que la quasi-totalité de ces associations ont déjà programmé et engagé leurs actions, y compris pour la rentrée 2009, je vous demande instamment de revenir sur votre décision et de maintenir au mouvement associatif les moyens qui lui sont nécessaires pour assurer ses missions.

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l'assurance de ma sincère considération.

 

Monique IBORRA

Députée de la Haute-Garonne

Première Vice-Présidente du Conseil régional Midi-Pyrénées


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Vendredi 23 janvier 2009 5 23 /01 /2009 16:14

Crise économique, réforme de l’hôpital, suppression du juge d’instruction, conflit à Gaza : les sujets de préoccupation ne manquent pas et l’opposition socialiste à l’Assemblée nationale reste mobilisée et vigilante sur tous ces sujets.

Comme je m’y étais engagée en début de mandat, je tiens à restituer aux habitants de la 6ème circonscription de la Haute Garonne les éléments des débats et discussions dans lesquels je m’implique chaque semaine à l’Assemblée.

Voici donc un rapide relevé des principales positions que nous avons défendues en séance ces dernières semaines :

Situation des hôpitaux


Le discours faussement compassionnel du Président de la République ne peut masquer l'asphyxie budgétaire de nos hôpitaux : le déficit, de près de 1 milliard d'euros, touche pratiquement tous les établissements et conduira inévitablement à un plan de rigueur avec la suppression de plus de 20 000 emplois si le Gouvernement s'obstine à ne pas reconnaître la gravité de la situation.


Plan de relance

Sur les prétendus 26 milliards d'euros du plan de relance du gouvernement - qui se résume en réalité à des mesures de trésorerie destinées aux entreprises - moins d'un milliard est affecté à ce qui devrait en être le second volet, à savoir le soutien à la consommation, à la demande et au pouvoir d'achat.

Conflit à Gaza

Combien faudra-t-il encore de vies perdues et de corps blessés pour arriver au cessez le feu ? L'Union Européenne, qui vient d'accorder le statut de partenaire privilégié à Israël, doit sortir de son immobilisme et exiger un cessez le feu garanti par le déploiement d’une force internationale sur la frontière avec Gaza.

Juge d'instruction


Au moment où l'on observe une extrême concentration des pouvoirs dans les mains du Président de la République, comment ne pas s'inquiéter de la suppression du juge d’instruction, tant pour l'indépendance de la justice que pour les libertés individuelles ?

Réforme du Parlement

Il y a deux conceptions qui sont face à face. L'une qui ne voit dans le Parlement qu’une chambre d'enregistrement et qui veut réduire au minimum le temps de parole des parlementaires. L'autre, qui est la nôtre, qui veut que le Parlement joue tout son rôle et que tous les députés, qu'ils soient de la majorité ou de l'opposition, puissent s’exprimer sans qu'il y ait de limitation.


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Jeudi 22 janvier 2009 4 22 /01 /2009 12:11
Le Président de la République, le président de l’Assemblée nationale et la majorité ont pris la responsabilité d’ouvrir une crise politique majeure.  

Ensemble, ils ont conçu un projet de loi organique qui a pour but essentiel d’entraver le droit d’amendement des parlementaires et à limiter l’expression de l’opposition.

Ils ont décidé d’enfreindre la Constitution qui protège et garantit ces droits.

Ils veulent mettre fin à la tradition parlementaire qui imposait un consensus entre la majorité et l’opposition sur les règles touchant au fonctionnement des Assemblées.

Ils veulent priver les parlementaires de leur liberté individuelle de défendre des amendements et de les utiliser pour informer l’opinion des dangers d’un texte de loi.


Le déroulement des débats en cours à l’Assemblée nationale témoigne d’une dérive autoritaire visant à bâillonner l’opposition parlementaire, à lui retirer le seul pouvoir qu’elle détient encore dans nos institutions : le temps de débattre, le temps d’expertiser les textes, le temps d’éclairer les Français.

 

Pour vous en convaincre, il vous suffit de visionner la vidéo de la dernière séance sur le lien suivant :

http://www.dailymotion.com/GroupeSRC/video/x83isy_1-crise-politique-article-13_news

 

Dans ces conditions, il nous est impossible de continuer un tel simulacre de débat.

Il ne s’agit pas d’un combat partisan.

Nous défendons le droit inaliénable pour chaque parlementaire de modifier le cours d’une loi. Nous défendons le droit d’exprimer le sentiment des citoyens qui nous ont élus.

Notre droit d’amendement, c’est aussi votre liberté d’expression.


 

C’est pourquoi nous lançons aujourd’hui un appel à la mobilisation pour la défense des droits du Parlement.

Vous pouvez signer la pétition en cliquant ici.


 

Nous comptons sur votre soutien.

 

Monique IBORRA et l’ensemble des parlementaires socialistes, radicaux et citoyens.



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Lundi 19 janvier 2009 1 19 /01 /2009 10:44

Le gouvernement a souhaité mettre en œuvre la fusion de l’ANPE et de l’UNEDIC au sein d’un nouvel organisme appelé Pôle Emploi.

Cette fusion intervient dans un contexte de crise économique, alors que le nombre de demandeurs d’emplois se trouve de nouveau orienté à la hausse.

Présentée comme devant répondre à un double objectif de cohérence et d’efficacité, cette réforme intervient alors que les précédents dispositifs mis en place (notamment les Maisons de l’emploi) n’ont fait l’objet d’aucune évaluation sérieuse.

Par ailleurs, la coordination des politiques impulsées par le gouvernement avec les initiatives prises localement par les partenaires sociaux et les collectivités locales n’est pas toujours assurée.

Il est donc légitime de se demander quelles sont les avancées auxquelles les demandeurs d’emploi vont avoir accès avec la mise en place de Pôle Emploi ?

Invitée à un déjeuner de travail autour de M. Dominique CHERTIER, président de Pôle Emploi, j’ai interpellé ce dernier sur le caractère technocratique de la réforme, dont l’efficacité n’apparaît pas évidente aux yeux des acteurs locaux de l’emploi.

En Midi-Pyrénées, on ne voit aucune avancée. L’articulation du nouveau Pôle emploi avec les Maisons de l’emploi est floue. La Région, qui a beaucoup investi dans les Maisons communes emploi-formation (MCEF) s’en inquiète.

De même, il y a fort à craindre que la fusion ne s’accompagne de la disparition de certaines antennes locales du service public de l’emploi en milieu rural ou péri-urbain, ce qui pénaliserait en premier lieu les demandeurs d’emploi.

Dans le domaine de l’emploi comme ailleurs, le gouvernement n’entreprend des réformes que dans le but de faire des économies. Il faut lui opposer une autre logique : celle de la proximité, de l’écoute et du service public.


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Lundi 5 janvier 2009 1 05 /01 /2009 11:01
Voeux 2009 : "Combattre et proposer"


2008 s’achève dans des difficultés dues entre autres à la crise financière, suivie d’une crise économique qui provoque une crise sociale qui malheureusement aura des prolongement en 2009.

La frénésie des réformes, des projets de loi qui se succèdent sans que les citoyens ne puissent en saisir toutes les conséquences, l’activisme n’est pas toujours synonyme d’efficacité.

Malgré ce contexte défavorable, cette année sera pour moi, une année de rencontres avec les citoyens sur le terrain, car il faudra combattre et proposer. Pour cela, il est nécessaire de voir vivre nos concitoyens. Je m’y engage.


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Lundi 29 décembre 2008 1 29 /12 /2008 10:07

Dimanche 28 décembre, Monique Iborra est intervenue sur le Parvis des Justes, à Toulouse, pour commémorer le soixantième anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Elle était invitée par le CRIF de Toulouse et sa présidente, Nicole Yardeni, laquelle avait tenu lors de la cérémonie à rendre hommage au jeune Gilat Shalit, détenu depuis plus de trente mois par le Hamas.
Voici le texte de son intervention :

Mesdames, Messieurs,

Je suis heureuse et honorée de partager avec vous ce moment de célébration.

Vous avez souhaité rendre hommage symboliquement, en ce mois de décembre qui marque son soixantième anniversaire, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Ce texte historique et fondateur est né après le second conflit mondial qui a vu à l’œuvre les plus effroyables forces que l’homme ait jamais retourné contre lui-même, et qui avait conduit à l’extermination de 6 millions de Juifs.

Soixante ans après, cette déclaration conserve toute sa force et elle étonne par sa remarquable et triste actualité.

Texte remarquable, elle reste un témoin du génie humain et de l’aspiration des hommes et des femmes à constituer une communauté unie et solidaire, par delà les différences liées à la couleur de la peau, à la religion, au sexe ou à la naissance.

Texte d’une triste actualité également, car il n’est pas encore réalisé le rêve de ceux qui, il y a soixante ans, souhaitaient jeter les bases d’une société mondiale respectueuse des droits de chaque individu.

En disant cela, je pense bien entendu à toutes celles et tous ceux pour qui la liberté de penser, de croire ou de parler est encore une chimère.

Je pense à celles et ceux pour qui les conditions de vie matérielle ne permettent ni l’accès à l’éducation, ni l’accès à la santé, et pour qui le droit à la vie est un combat de tous les jours.

Je pense bien entendu aux droits des travailleurs qui sont trop souvent, dans de trop nombreux pays, bafoués quand ils ne sont pas tout simplement niés.

Je pense enfin aux femmes pour qui, dans bien des endroits du monde et même à nos portes, les droits de l’Homme restent encore les droits des hommes.


En regardant le siècle qui s’ouvre, je voudrais également dire que pour nous qui sommes les enfants, voire les petits-enfants, de ceux qui ont écrit cette magnifique déclaration des droits de l’homme, de nouveaux chantiers s’ouvrent à nous pour faire progresser ces droits.

Si les armes et la guerre sont toujours, comme il y a soixante ans, des menaces pour les hommes, pour leurs vies et leur liberté, le réchauffement de la planète, les nouveaux déséquilibres économiques, l’émergence de nouvelles formes de terrorisme font peser sur nos droits fondamentaux des risques d’une nouvelle nature qu’il faut dénoncer et combattre.

La liberté est la plus belle conquête de l’homme : mais c’est une conquête qu’il faut savoir défendre par une mobilisation de chaque instant, car c’est une conquête sans cesse remise en cause.

Pour vous qui êtes rassemblés ici, je sais que ces mots ont un sens. Et c’est pourquoi, malgré cette période de fêtes propice aux réunions familiales, j’ai tenu à être ici, à vos côtés.

Pour finir, je sais que vous souhaitez profiter de cette commémoration pour évoquer le sort du jeune soldat franco-israëlien, Gilat Shalit, qui est retenu depuis plus de 30 mois par le Hamas.

Je m’associe à vous dans l’attente qui est la vôtre de voir très bientôt ce jeune homme retrouver sa famille.

Je terminerai donc mon propos par un message d’espoir en forme de vœu : que l’année nouvelle qui se profile voit enfin, pour le bonheur de sa famille et le soulagement de ses nombreux soutiens, le retour du soldat Shalit parmi les siens.


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Mardi 16 décembre 2008 2 16 /12 /2008 15:49

Le Ministre de l’Education nationale a annoncé hier au soir, devant la mobilisation croissance des enseignants et des lycéens, qu’il suspendait la réforme des lycées.

Je salue cette sage décision qui témoigne du succès des manifestations organisées un peu partout en France depuis plusieurs semaines. Mais je souhaite que le Ministre aille plus loin.

En effet, la réforme des lycées n’est pas la seule à poser problème : malgré cette première concession, d’autres dossiers attendent également un geste d’apaisement et de bonne volonté de la part du ministre.

Ainsi je souhaite que, s’agissant des IUT dont les craintes de ne plus pouvoir disposer, à l’avenir, des moyens nécessaires à leur développement sont légitimes, le ministre s’engage à rouvrir les discussions.

De même je souhaite que le ministre revienne sur sa décision unilatérale et injustifiée de supprimer 3000 postes dans les réseaux d’aide spécialisée aux élèves en difficulté dans le primaire, afin que soit garanti le droit à la réussite pour tous.

Pour la sauvegarde du service public de l’éducation, pour la réussite de tous les élèves, je dis aujourd’hui fermement : Monsieur Darcos, faites encore un effort !


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Vendredi 12 décembre 2008 5 12 /12 /2008 17:29

Loin des discours qu’il veut rassurants, le ministre de l’Education nationale ne poursuit qu’un seul but : faire des économies budgétaires au détriment de la qualité de l’enseignement. Il prétend lutter contre l’échec scolaire mais il supprime un tiers des postes d’enseignants dans les réseaux d’aide spécialisée aux élèves en difficulté (RASED) ! Il prétend revaloriser les carrières des enseignants mais il démantèle leur système de formation ! Il prétend agir dans l’intérêt général, mais il traite par le mépris les revendications de dizaines de milliers d’enseignants et de parents qui s’élèvent contre les inconséquences de sa politique !

Aujourd’hui également, il est à craindre pour l’avenir des IUT qui risquent de subir des coupes sombres de la part de certaines universités pour  équilibrer leurs budgets en raison de leurs difficultés financières. En tant que députés socialistes, nous réclamons donc une garantie de moyens  pour ces IUT pour des raisons de cohérence et ainsi éviter des disparités entre les territoires.

Pour le bien des élèves, pour que soit garanti le droit à la réussite pour tous, pour la sauvegarde du service public de l’éducation, nous demandons instamment au ministre de renoncer à son attitude hautaine et dédaigneuse et d’ouvrir immédiatement des discussions avec les organisations syndicales et les associations de parents d’élèves.


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Lundi 24 novembre 2008 1 24 /11 /2008 09:34

Nous examinons cette semaine à l’Assemblée nationale le projet de loi du gouvernement sur l’audiovisuel. Cette réforme modifiera d’une manière substantielle le paysage audiovisuel français, cette réforme concernera donc directement l’information des citoyens.


C’est une réforme éminemment politique qui fait de France Télévisions une entreprise unique, supprime les ressources publicitaires au secteur public, réorganise France 3 et prévoit que le président de France Télévisions sera nommé ou révoqué par le Président de la République.


Notre groupe s’oppose formellement à cette mainmise du gouvernement sur les médias dont l’indépendance doit être préservée comme cela est le cas dans toutes les démocraties modernes. Les ressources financières ne sont pas garanties pour le moment formellement aux chaines publiques privées de recettes publicitaires, mais quel service public demain ? Quel avenir et quel statut pour les personnels salariés de France 3 dans le cadre de l’entreprise unique ? Autant de questions que nous aborderons cette semaine à l’Assemblée nationale avec détermination


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