à la rencontre des
exposants qui présentaient des propositions concrètes pour un développement durable en matière de construction, d'énergies renouvelables, de récupération d'eau, d'alimentation bio etc.
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Nos actions profitent à tous !
Solidaires naturellement,
Retrouvez ici le bilan d'activité 2009 du groupe Socialiste, Radical, Citoyen et divers gauche à l'Assemblée
Nationale
à la rencontre des
exposants qui présentaient des propositions concrètes pour un développement durable en matière de construction, d'énergies renouvelables, de récupération d'eau, d'alimentation bio etc.
Budgets alloués aux structures d’accueil, politique de la ville, situation dans les entreprises frappées par la crise, conflit au Proche-Orient, autant de sujets sur lesquels j’ai été amenée à interpeller le gouvernement ces dernières semaines. Je vous propose de retrouver ici l’actualité des questions posées depuis le début de l’année.
Conflit à Gaza
Extraits : « De fortes présomptions pèsent sur l’armée israélienne [qui] est accusée de violations graves du droit international durant le conflit qui l’a opposée aux forces du Hamas. D’autre part des accusations sont avancées concernant des groupes armés palestiniens qui se seraient rendus coupables de tirs de roquettes en direction des populations civiles israéliennes. Face à cette situation, seule une commission internationale impartiale et indépendante serait à même de restituer la réalité des faits et de révéler si des crimes de guerre [sont] avérés. La communauté internationale se doit de garantir le respect du droit qu’elle a édicté. » Lire la question.
Situation de l’entreprise Freescale à Toulouse
Extraits : « Freescale est un des leaders mondiaux dans la production de semi-conducteurs embarqués. En France, l’entreprise est implantée principalement à Toulouse, où elle emploie 1900 personnes dont 700 ingénieurs et cadres. Or, la conjoncture économique actuelle, notamment dans le secteur automobile, laisse entrevoir des perspectives très sombres pour l’avenir des salariés français de Freescale. Ainsi l’activité de [l’entreprise] a chuté de près de 20 % en 2008, et les prévisions sur 2009 sont catastrophiques. Aussi, l’avenir du site de Toulouse est-il directement menacé. C’est pourquoi il apparaît urgent d’intégrer l’entreprise Freescale dans le plan de relance pour la filière automobile. » Lire la question.
Politique de la ville et de l’habitat
Extraits : « Dans le cadre des OPAH, le Conseil général de la Haute-Garonne attribue aux personnes à faible revenu [des aides qui auparavant étaient gérées par l’Etat]. Or, il [doit aujourd’hui faire face] à une baisse significative des crédits alloués par l’Etat qui, parallèlement, restreint ses critères d’intervention. Ainsi, [en 2009] les OPAH ne seraient plus financées dans les zones rurales et des coupes budgétaires seraient opérées dans les zones péri-urbaines. Ces perspectives sont inquiétantes à la fois pour les collectivités locales, qui se retrouvent esseulées dans leur effort d’accroissement et de modernisation du parc de logement, et pour les particuliers. » Lire la question.
Budgets alloués aux structures d’accueil
Extraits : « Dans la région Midi-Pyrénées, de nombreuses structures d'accueil et d'hébergement viennent d’être avisées par la DDASS de l’amputation [d’une partie de leurs budgets] pour l’année 2009. Pour certaines d’entre elles, la baisse des crédits de l’Etat peut atteindre jusqu’à 25 %. Ces coupes budgétaires auront des conséquences désastreuses pour les publics accueillis, dans une période où la crise sociale va aggraver les phénomènes d'exclusion. Dans la période de grande incertitude que connaît notre pays depuis qu’il est entré en récession, la décision de diminuer les financements alloués à ces associations est particulièrement grave. » Lire la question.
Retrouvez l’ensemble des questions que j’ai posées depuis 2007.
Le 5 février dernier à Toulouse, je
présentais aux côtés de George PAU LANGEVIN, Députée de Paris, et en présence de Martine MARTINEL la proposition de loi du groupe socialiste destinée à lutter contre les discriminations liées à
l’origine (http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/lutte_discriminations_origine.asp).
Ce texte proposait notamment des mesures pour mieux attribuer les logements sociaux, améliorer l'accès à l'enseignement supérieur et élargir les prérogatives de la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde). Il proposait aussi l'exclusion des marchés publics des entreprises condamnées pour discrimination.
Unis pour faire progresser la diversité, les députés socialistes avaient obtenu que ce texte soit inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée le 19 février.
Mais la majorité UMP, avec l'avis favorable de la secrétaire d'Etat à la Politique de la ville, Fadela Amara, a refusé que ce texte soit examiné et a demandé son renvoi en commission : en clair, le texte déposé par le groupe socialiste ne sera pas voté !
Outre le mépris affiché pour le travail de l’opposition à l’Assemblée, cette attitude trahit les hésitations de l’exécutif sur la question des discriminations.
Début février, Nicolas Sarkozy avait installé, à grand renfort de communication, un « Haut-commissaire à la diversité et à l'égalité des chances ». Dans les faits, il refuse qu’un texte de loi vienne consacrer de nouveaux droits pour les français issus de l’immigration.
Une nouvelle fois, Nicolas Sarkozy démontre qu’il excelle dans l’art de créer des rideaux de fumées pour masquer son inaction : une commission pour enterrer nos propositions !
Ceci n’empêche pas, dans le même temps, la secrétaire d'Etat à la Politique de la ville de se revendiquer du bilan positif des Ecoles de la deuxième chance, qui sont financées par les Régions, les collectivités locales et les entreprises !
Il en est ainsi en Midi-Pyrénées, où l’école de la deuxième chance, que je préside, a été créée à l’initiative de Martin MALVY, Président de la Région, et ne doit rien à l’Etat…
Sans le travail de ceux, entreprises, collectivités locales, associations, qui sont au contact du terrain et qui connaissent les difficultés de nos concitoyens, quelles seraient les actions conduites dans nos quartiers ? Quelles seraient les perspectives offertes aux jeunes qui décrochent du système scolaire ?
Entre les discours et les actes, entre la compassion et l’action, nos concitoyens sauront faire la distinction !
Le mois de février a vu l’Assemblée nationale se saisir de deux projets de loi importants : sur le
logement et l’exclusion d’une part, sur l’hôpital et la santé d’autre part. Entre majorité et opposition, l’examen de ces deux textes a été l’occasion de révéler deux conceptions opposées de
notre société : l’une qui privilégie le chacun pour soi et la loi du marché ; l’autre qui promeut la solidarité et la régulation au profit de ceux que le marché rejette à la
marge.
Concernant l’avenir de l’hôpital, les députés socialistes demandent que la loi garantisse l’égalité d’accès aux soins sur tout le territoire et pour tous les Français. Le gouvernement et sa majorité, pour qui ne compte désormais que la rentabilité du système de soins, refusent d’en débattre.
Le projet présenté par Mme Bachelot détricote le service public hospitalier en permettant aux cliniques privées de refuser la permanence des soins ou la prise en charge des malades les plus pauvres.
C’est l’institutionnalisation d’une médecine à deux vitesses, un choix que je n’accepte pas et que je n’aurai de cesse de combattre, comme je l’ai rappelé en ouverture de la discussion générale sur ce projet de loi (http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2008-2009/20090161.asp#INTER_39).
Outre cet important dossier, voici un rapide relevé des principales positions que j’ai défendues ces dernières semaines :
Projet de loi sur l’audiovisuel public
Le groupe socialiste à l’Assemblée a décidé de saisir le Conseil constitutionnel sur le projet de loi sur l’audiovisuel public, qui appauvrit le service public de la télévision et qui menace gravement l’indépendance des journalistes et des patrons des chaînes publiques.
Tempête dans le Sud-Ouest
Je suis intervenue pour m’assurer que les populations et les entreprises sinistrées auraient bien accès à la solidarité nationale et que l’Etat garantirait une juste indemnisation des victimes de la tempête Klaus.
Statut des enseignants chercheurs
Le décret de Mme Pécresse menace directement la qualité de la recherche française et remet en cause la formation des enseignants : j’ai dénoncé ce décret et j’ai apporté tout mon soutien aux enseignants chercheurs qui sont mobilisés contre cette réforme inique.
Mission d’information sur la flexisécurité
Les récents accords interprofessionnels portant sur la formation continue et le marché du travail ont suscité la mise en place d’une mission parlementaire d’information sur la flexisécurité. Attentive à ce que les salariés ne paient pas les conséquences de la crise par des sanctions nouvelles et des difficultés supplémentaires sur le marché de l’emploi, j’ai été désignée pour collaborer à cette mission.
Mouvements sociaux
En réponse au mouvement social du 29 janvier, la majorité UMP est tentée de durcir la législation sur le droit de grève en créant ce qu’on peut considérer comme une taxe sur la grève : je me suis élevée contre cette tentative inacceptable de punir doublement des salariés qui dénoncent aujourd’hui les effets de la crise et manifestent leurs craintes face à l’avenir.
Retrouvez l’intégralité de l’intervention que j’ai prononcée lors de la discussion générale en ouverture de l’examen du projet de loi Hôpital, patients, santé et territoires le 11 février à l’Assemblée nationale.
Madame la Ministre,
Mesdames, Messieurs les rapporteurs,
Les français sont attachés à leur hôpital public, et contrairement à une idée reçue et véhiculée par ceux qui veulent faire apparaître le secteur privé comme un modèle de performance, la part des dépenses d’assurance maladie consacrée à l’hôpital public a baissé depuis 20 ans, passant de 42 à 34% (F.H.F) . L a cour des comptes constate en 2007 : « les dépenses des établissements publics sont inférieur de 187 M € à l’objectif fixé, alors que celles des cliniques privées dépassent l’objectif de 168M €. Quand aux dépenses de ville, la dérive dépasse 3 milliards d’€ en l’absence de tout mécanisme de régulation » (rapport cour des comptes sept 2007, p.88/89) tandis que vous avez institué les franchises médicales qui taxent les malades.
Réformer l’hôpital à l’occasion d’une loi qui met au 1er plan la gestion financière n’est pas à la hauteur des enjeux, c’est pourtant ce que vous allez tenter de faire, même si vous déclarez le contraire.
D’un point de vue organisationnel, il est vrai que l’hôpital aujourd’hui peut être considéré comme une juxtaposition d’intérêts catégoriels à qui il manque un intérêt commun, une vision prospective commune à tous et en particulier aux personnels soignants que vous ignorez dans votre projet de loi.
L’hôpital en effet est déjà organisé d’une manière trop verticale, trop technocratique, trop administrative au regard des services de soin, qui sont les unités de base au plus près des malades. Vous allez aggraver considérablement cet état de fait, pourvoyeur de dysfonctionnements, en donnant tout pouvoir à un directeur tout puissant mais sur un siège éjectable niant par la même que l’hôpital n’est pas n’importe quelle entreprise, que la communauté médicale n’est pas constituée de simples techniciens venant éclairer les décisions d’un PDG, qui désormais peut ne plus être issu de l’école nationale de la santé, en rentrant dans le carcan d’abord financier du contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens. Oui vous voulez mettre au pas les médecins, comme les chercheurs, comme les enseignants de l’éducation nationale, comme les juges, comme les élus conformément à la pensée sarkozyste.
Ce n’est pas d’un « patron tout puissant », ni d’une organisation pyramidale comme vous le proposez, dont l’hôpital a besoin, c’est de plus de souplesse, de transversalité ou plus près des réalités des malades et donc des services de soins.
Le Conseil de surveillance remplaçant le conseil d’administration est de ce point de vue très instructif.
Mais l’hôpital a également besoin de moyens : Vous consentez enfin à l’affirmer, sous la pression, contredisant d’ailleurs les affirmations du Président de la République. Qui croire ?
Vous le savez , les situations déficitaires se multiplient qui n’arrivent pas toutes heureusement à l’Etat de redressement, mais elles existent . La F.H.F alerte sur cette situation et déclare que c’est près de 20 000 emplois qui sont menacés sur l’ensemble du territoire.
L’objectif de convergence des tarifs du secteur public et du secteur privé en 2012 ne fera qu’accentuer cet état de fait et aboutira au démantèlement du secteur public de santé. Car quel est l’objectif de cette convergence tarifaire ? Il s’agit de mettre le secteur public en concurrence directe avec le secteur des cliniques commerciales qui par ailleurs attirent de nombreux investisseurs étrangers, (la France est le pays où la part de marché des cliniques est le plus élevé), comme le groupe général de santé, qui a ainsi réservé 420M€ à ses actionnaires en 2006. C’est aussi la F.H.F qui l’assure.
Faire converger les tarifs du public et du privé suppose que leurs missions et leurs contraintes de fonctionnement soient les mêmes. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, qui ne le sera probablement pas demain. Les hôpitaux traitant les cas les plus lourds et donc les moins rentables. Décidemment Madame la Ministre, votre « réforme » n’est pas la notre, elle n’est pas « moderne » elle est archaïque parce que très centralisée et autoritaire.
Je terminerai sur les agences régionales de santé qui ont été préconisé par la gauche, sauf que votre projet ne semble pas répondre aux avancées démocratiques et sociales auxquelles nous aspirions quand nous les défendions. En effet, comme c’est l’habitude de ce gouvernement, les élus se retrouvent sur des strapontins. Centralisation, étatisation, autoritarisme ambiant, voilà votre philosophie. Ce que vous appelé régionalisation n’est en fait qu’une organisation rigide sous l’autorité d’un directeur tout puissant. Le syndrome du chef si cher au Président de la République réapparaît ici.
Les régions comme les départements notamment ont toute légitimité par leur statut d’élu, par les compétences qu’ils exercent, compétences décentralisées par la loi, je parle pour les régions des formations sanitaires et sociales notamment, par leur compétence en matière d’aménagement du territoire, par le fait qu’elles sont très souvent sollicités par les citoyens et les différents acteurs pour intervenir dans le domaine de santé publique notamment , la loi du 9 août 2004 les y autorisant, comme d’ailleurs elles interviennent dans les investissements dans les hôpitaux publics. Vous les ignorez superbement.
Votre réforme ne sera pas cependant sans eux, car il s’agira de bien définir des territoires où les élus, usagers, citoyens se reconnaissent au moins autant que l’administration qui décidera de tout, mais qui ne fera rien d’efficace et durable sans eux.
Demain, mardi 10 février, les enseignants-chercheurs seront une nouvelle fois mobilisés pour la
défense de leur statut et de la recherche publique, à Toulouse comme dans toute la France.
A la veille de cette mobilisation, je tiens à leur apporter mon soutien plein et entier.
La politique du gouvernement met gravement en danger le système universitaire français qui, contrairement à ce que semble penser le chef de l’Etat, garantit une recherche de qualité et assure à la France une place de choix dans le peloton de tête des pays les plus prolifiques en matière de publications scientifiques.
La réforme promue par Madame Pécresse est dogmatique et elle engage les Universités sur la voie de l’utilitarisme qui est contraire aux intérêts de la recherche publique et de l’enseignement supérieur en France.
Cette réforme marque un tournant inquiétant en dissociant recherche et enseignement. Faire de l’enseignement une sorte de sanction pour les chercheurs les moins « performants » témoigne d’un dénigrement de cette mission fondamentale qui est celle de la transmission des savoirs.
Il n’est pas trop tard pour que la Ministre retire ses décrets et mette en œuvre un véritable processus de concertation avec les enseignants-chercheurs. Pour cela, j’exhorte Madame Pécresse à accepter enfin d’écouter le mouvement qui s’exprime dans la rue et à lui ouvrir les portes du Ministère.
Le Président de la République a récemment nommé un
commissaire à la diversité et à l’égalité des chances en la personne de M. Yazid Sabeg.