Mes interventions en commission

Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /2009 17:33

Commission des affaires culturelles, familiales et sociales

Examen du rapport d’information sur la mise en application des préconisations de la mission d’information sur les maisons de l’emploi

M. le président Pierre Méhaignerie. Les seules interventions d’ordre général sont celles que j’ai rappelées. Pour le reste, il y aura bien alternance entre les questions des députés et les réponses du Gouvernement, pour aboutir à une véritable conclusion. Il est important que le Gouvernement – en l’espèce M. Laurent Wauquiez, secrétaire d’État chargé de l’emploi – puisse, à la faveur de ce débat, nous faire part de ses positions. Encore une fois, c’est d’autant plus intéressant que le Gouvernement ne s’est pas prononcé à ce jour sur le sujet.

 

Mme Monique Iborra. Il sera en particulier nécessaire de connaître les critères à partir desquels le Gouvernement prendra ses décisions. Nous sommes aujourd’hui dans la contradiction la plus totale entre l’objectif de la loi de programmation pour la cohésion sociale qui était de décentraliser la politique de l’emploi et l’objectif de Pôle emploi qui est de recentraliser cette politique au niveau de l’État. Or, jusqu’à présent, Pôle emploi n’a pas fait ses preuves. Dans la situation difficile que nous connaissons actuellement et qui n’existait pas au moment de sa création, force est de constater que cette structure ne fonctionne pas. Se pose aujourd’hui le problème de la pérennité du financement des maisons de l’emploi qui doivent démontrer leur valeur ajoutée propre par rapport à Pôle emploi et qui risquent de faire double emploi. La situation est loin d’être clarifiée.

Par ailleurs, Mme la Rapporteure propose l’intégration des missions locales dans les maisons de l’emploi. Cela implique-t-il que les salariés des missions locales deviendront des salariés des maisons de l’emploi ? Si tel est le cas, nous y serons farouchement opposés. Ce serait une folie que d’obliger les collectivités territoriales à prendre en charge la situation désastreuse des missions locales.

 

...


Mme Monique Iborra. Je pense que l’État n’a pas le choix. Dans la situation actuelle, et compte tenu de l’immaturité présente de Pôle emploi, il ne peut pas ne pas continuer à financer les maisons de l’emploi. Par ailleurs, les maisons de l’emploi ne peuvent se contenter de faire de la stratégie. Je rappelle qu’elles ne s’occupent pas exclusivement des demandeurs d’emploi et qu’elles sont aussi un lieu d’appui aux entrepreneurs. Si les maisons de l’emploi doivent s’occuper de stratégie et fournir des diagnostics, elles doivent surtout être opérationnelles.

Quant à l’articulation des missions locales avec les maisons de l’emploi, je ne suis pas favorable à une solution qui consisterait à fondre les premières dans les secondes. Sans faire bien entendu des missions locales un État dans l’État, il me semble opportun qu’elles disposent de permanences au sein des maisons de l’emploi afin d’assurer une meilleure cohérence entre les deux dispositifs.

 

M. le Président Pierre Méhaignerie. D’ores et déjà, je tiens à signaler que je transmettrai le compte rendu de la présente réunion à M. Laurent Wauquiez, secrétaire d’État chargé de l’emploi, à M. Christian Charpy, directeur de Pôle emploi ainsi qu’au nouveau délégué à l’emploi et ministères compétents, notamment de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, dont il serait souhaitable que des représentants soient présents lors du débat en séance publique en tant que commissaires du Gouvernement, compte tenu des propos de M. Benoist Apparu. Il s’agit de sortir des monologues verticaux.

 

Mme la rapporteure. Je tiens à remercier tous mes collègues pour leur participation à ce débat. Le problème le plus important, et le plus souvent évoqué dans vos réactions, est celui de l’articulation ou de la coordination des maisons de l’emploi avec Pôle emploi. Nous n’avons pas le choix ; le système doit fonctionner. Si la loi de 2008 ayant fusionné les réseaux de l’ANPE et des Assédic est, sans aucun doute, une bonne loi, force est de constater que sa mise en œuvre est difficile. Par exemple, les agents de l’une et l’autre structure ne se situent pas sur la même ligne en termes de rémunération. Sur les 950 agences prévues par la fusion, seules 110 sont opérationnelles, ce qui démontre l’étendue du problème territorial. Toutes les agences ne disposent pas non plus du même système informatique. Le 19 février dernier, le conseil d’administration de Pôle emploi a d’ailleurs exigé que sa direction mette en place d’urgence un plan d’action précis pour résoudre les difficultés non envisagées lors du vote de la loi de 2008.

 

Mme Monique Iborra, Si ! Ces difficultés étaient prévisibles ! Nous les avions dénoncées.

 

Mme la rapporteure. Aujourd’hui la réalité est différente de celle prévue lors de la fusion et les difficultés sont réelles. Elles ne doivent pas être occultées. Je suis néanmoins optimiste quant à la capacité de ce réseau de mettre en place un accompagnement amélioré pour les demandeurs d’emploi et les personnes en difficulté d’insertion.

 

Mme Monique Iborra, je vous remercie d’avoir évoqué le caractère opérationnel des maisons de l’emploi lesquelles doivent aller au-delà de la prospective stratégique, leur mission de départ. Les maisons ne sont pas mises en place pour entrer en concurrence directe avec Pôle emploi et elles ne doivent pas empiéter sur ses compétences. Ce serait une aberration car on financerait en pratique des doublons. Par exemple, à Dijon, la maison de l’emploi offre un accueil tout public en même temps que Pôle emploi ; ce type de pratique est inadmissible. Les maisons de l’emploi ne doivent pas se contenter de développer des actions de stratégie, elles doivent aussi développer des activités en complément et avec l’accord de Pôle emploi, assurer des missions qu’il ne peut assumer. C’est ainsi qu’elles peuvent être opérationnelles. 

 

Mme la rapporteure. M. Guy Malherbe évoquait la question du redécoupage des territoires en fonction des différentes logiques d’intervention. J’ai souvent constaté qu’il n’existe malheureusement pas d’adéquation entre les périmètres d’interventions locales des différentes structures comme Pôle emploi, les missions locales ou les maisons de l’emploi. Il faut procéder à une mise en cohérence, au niveau local, en liaison avec les préfectures de région et de département.

 

M. Benoist Apparu. Je souhaite poser une question qui pourra sembler naïve : dans les bassins d’emploi où il existe des maisons de l’emploi, le chômage a-t-il diminué ?

 

Mme Monique Iborra. Cette question démontre votre manque de connaissance des maisons de l’emploi car elle est réductrice. On ne peut pas évaluer de cette façon une maison de l’emploi. La maison de l’emploi n’est pas l’ANPE.

 

 

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Jeudi 5 février 2009 4 05 /02 /2009 17:24

Commission des affaires culturelles, familiales et sociales

Suite de l’examen (articles) du projet de loi portant réforme de l’hôpital et relatif aux patients, à la santé et aux territoires

A propos de l'Article 5 : Conseil de surveillance des établissements publics de santé :

La commission adopte un amendement du rapporteur tendant à s’assurer que les représentants des collectivités territoriales au conseil de surveillance seront bien des élus.


Elle est ensuite saisie de deux amendements de M. Patrice Debray et de M. Gérard Gaudron pouvant être soumis à discussion commune et tendant à prévoir que le député de la circonscription où l’établissement est implanté siège au conseil de surveillance.


Mme Monique Iborra. Si l’on prévoit une représentation du conseil général, il faut aussi une représentation du conseil régional.

 

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Jeudi 22 janvier 2009 4 22 /01 /2009 17:13

Commission des affaires culturelles, familiales et sociales

Audition, ouverte à la presse, commune avec la commission des affaires économiques, de l’environnement et du territoire, de M. Yazid Sabeg, commissaire à la diversité et à l’égalité des chances

Mme Monique Iborra. Vous avez fait référence au contrat de professionnalisation comme possibilité d’intégration professionnelle. Soit, mais si l’entreprise décide de ne pas garder le jeune concerné, il se trouve sans emploi. En revanche, vous n’avez rien dit des contrats d’apprentissage, une voie difficile d’accès mais mieux adaptée à l’objectif recherché. D’autre part, on sait combien il est difficile d’accroître l’appétence de ces jeunes pour la formation ; vouloir les faire entrer dans un dispositif classique est donc voué à l’échec. Quant aux contrats d’autonomie, ils proposent certes un accompagnement, mais cet accompagnement, parce qu’il a été confié à des entreprises au lieu de l’être aux missions locales qui en ont pourtant la compétence, est inadapté. En bref, une série d’erreurs stratégiques a été commise, ce qui fait que l’on n’avance pas. Je ne dis pas que le problème trouvera une solution facile, mais les choix proposés me paraissent beaucoup trop classiques.

 

 

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Mardi 30 septembre 2008 2 30 /09 /2008 22:46

Commission des affaires culturelles, familiales et sociales

Examen d’un rapport d’information sur l’offre de soins sur l’ensemble du territoire

 

Mme Monique Iborra : Je voudrais surtout insister sur l’audace des propositions qui sont faites. Il aurait été impensable de les écrire il y a encore peu de temps. Pourront-elles être inscrites dans la loi et appliquées concrètement sur le terrain ?

Je me demande si ce qui est prévu s’agissant de la prévention, du maintien des hôpitaux de proximité et de la formation continue des médecins libéraux est compatible avec la maîtrise des coûts de la santé. Avez-vous procédé ne serait-ce qu’à une estimation ? La prévention coûte de l’argent, surtout si elle est prise en charge par les médecins libéraux.

 

 


 

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Vendredi 2 mai 2008 5 02 /05 /2008 23:03
Compte rendu de la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales

Audition, commune avec la commission des finances, ouverte à la presse, de M. Jacques Delors, président du Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale


Mme Monique Iborra : Vous faites de l’instabilité dans l’emploi la cause majeure des inégalités. Le RSA, tel qu’il est prévu, est-il de nature à réduire les inégalités liées à la précarité ? Pour quelle raison majeure la formation professionnelle est-elle inégalitaire ?

M. Jacques Delors : Je recommande de bien distinguer la prime pour l’emploi du revenu de solidarité active (RSA), même si les idées sont proches. Le RSA a pour but d’encourager les allocataires de minima sociaux à travailler, le travail étant un facteur essentiel de dignité. Si l’objectif est de répondre à la globalisation et à la concurrence des pays en développement ou des pays européens moins riches que la France, la préférence va alors à l’impôt négatif plutôt qu’à des mesures trop liées à l’emploi et déformant le marché du travail. En effet, le salaire doit être la juste rétribution du travail et faire partie des éléments de négociation entre le chef d’entreprise et le salarié. À cet égard, le mouvement vers l’intéressement et l’individualisation des salaires m’inquiète car il nuit au renforcement des syndicats.
...
Quant à la formation permanente, il n’y a plus de pilote dans l’avion. On a beau être pour le marché et la décentralisation, il y a un moment où l’État, même dégraissé, doit se poser des questions sur le sens de l’action qui est menée, s’assurer que le Parlement dispose de chiffres clairs pour juger. Les régions, à qui un effort considérable est demandé, créent des organismes de consultation. On parle de décentraliser l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA). A mon avis, ces efforts sont vains : ils vont coûter cher sans permettre une politique de formation.

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Dimanche 6 avril 2008 7 06 /04 /2008 20:40
Commission des affaires culturelles, familiales et sociales

Audition, ouverte à la presse, de M. Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale, sur les nouveaux programmes de l’école primaire 2

Extrait de mon intervention concernant la réduction des effectifs de la fonction publique et notamment dans l'Education nationale :

"M. Philippe Joutard estime que « ces projets de programmes sont infaisables, déraisonnables et finalement peu exigeants ». Il conseille également de se référer aux évaluations internationales montrant que les élèves français manquent de confiance en eux, n’aiment pas prendre de risques et ne laissent pas assez libre cours à leur imagination. À cela, le ministère répond, selon ce spécialiste, par le développement des techniques et non par celui de la créativité.

Dans ma circonscription, des parents d’élèves, des lycéens et des enseignants occupent en ce moment même un établissement scolaire. Lorsque l’on veut mener des réformes aussi ambitieuses que les vôtres, Monsieur le ministre, comment laisser se développer un climat aussi délétère ? Comment pouvez-vous ignorer ce contexte ? Il est incompréhensible d’avoir une approche exclusivement comptable de ces questions. Dans la région Midi-Pyrénées, 230 postes sont autoritairement supprimés par le recteur alors que le nombre d’élèves augmente de 530. Il est essentiel de rétablir un climat de confiance et de sérénité quand on veut mener les réformes que vous proposez."

Déclaration de M. Xavier Darcos lors des questions au gouvernement le mercredi 3 avril :


Puisque vous nous taxez d’idéologie, puis-je vous rappeler qu’en vingt ans, le premier degré a perdu 200 000 élèves dans le même temps que l’on y a créé 12 000 emplois, et le second degré 145 000 élèves sans que le taux d’encadrement pédagogique y ait été réduit ? Il ne faut certes pas supprimer les emplois quand ils sont nécessaires. Pour autant, ces créations de postes successives ont-elles amélioré la performance éducative de notre pays ? La réponse est non.
« Puisque l’école primaire va mal, créez des postes », me dites-vous. Je vous réponds : non, plutôt que de créer des postes, il faut réformer l’encadrement pédagogique, assurer des études surveillées et des stages pour les élèves en difficulté, obliger les enseignants à consacrer une part de leur service aux élèves en situation d’échec scolaire. Voilà la réforme.
Vous réclamez de même des postes pour les lycées professionnels. Là encore, je vous réponds non. Donnons plutôt aux baccalauréats professionnels la même utilité que les baccalauréats généraux, généralisons l’alternance, formons différemment. Voilà la réforme
Pour ce qui est de l’école primaire, comment se fait-il qu’en vingt ans, nous ayons perdu dix places dans les classements internationaux de résultats ? Comment se fait-il qu’un élève sur deux, à l’entrée en sixième, ne sache pas écrire l’adverbe « certainement » ? Comment se fait-il que nous soyons classés parmi les cinq derniers dans certains classements ? Ce n’est pas avec des postes que l’on remédiera à cette situation, mais par la réforme, toujours la réforme, encore la réforme de notre système éducatif !






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Mardi 15 janvier 2008 2 15 /01 /2008 23:52
Commission des affaires culturelles, familiales et sociales

– Examen du projet de loi, adopté par le Sénat après déclaration d’urgence, relatif à la réforme de l’organisation du service public de l’emploi – n° 578 (M. Dominique Tian, rapporteur) 2

Extrait :

Mme Monique Iborra a remarqué que la présente réforme peut paraître séduisante pour les citoyens car elle permettra, par la fusion du réseau des Assédic et de l’ANPE, une simplification du service public de l’emploi, mais en réalité elle suscite beaucoup d’inquiétude. Tout d’abord, elle a été menée dans la précipitation et on a mis en place un outil sans avoir au préalable défini quelle doit être la politique de l’emploi. Cette méthode est tout à fait délibérée et ne correspond pas à un oubli. Elle vise à masquer les véritables intentions du gouvernement qui veut remettre la main sur l’indemnisation du chômage et en finir avec le paritarisme, en l’espèce ramené à l’équivalent de ce qui existe dans les caisses de sécurité sociale. La politique sociale du gouvernement est pleine de contradictions car, d’un côté, il se fait le chantre de la négociation sociale mais, de l’autre, il remet totalement en cause le rôle des partenaires sociaux et réalise une OPA sur les finances de l’Unédic.

Des questions restent sans réponse : quel sera le statut juridique de cette nouvelle institution ? Quelles seront les garanties statutaires apportées aux personnels de l’ANPE et des Assedic ? Par ailleurs, alors que cette réforme a un objectif de simplification, l’organigramme imaginé est loin d’être simple et ce guichet unique risque de comporter de graves lourdeurs technocratiques. Ce projet de loi manque de pragmatisme, comme le montre la mise à l’écart des collectivités locales alors qu’elles sont des acteurs incontournables des politiques de l’emploi qui ont nécessairement un ancrage territorial. Faut-il rappeler que les lois de décentralisation ont confié aux régions la responsabilité de la formation professionnelle et du développement économique ? Le projet de loi ne peut donc ignorer les collectivités locales au risque de réintroduire des circuits parallèles et d’entretenir l’inefficacité.

Enfin, n’est-il pas paradoxal de se prononcer aujourd’hui sur l’organisation du service public de l’emploi alors que des négociations très importantes sont aujourd’hui en cours sur la modernisation du marché du travail ? Voter ce projet de loi en l’état c’est donner un chèque en blanc au gouvernement ! Il est inacceptable que ce projet ne dise rien sur les sanctions que pourront encourir les demandeurs d’emploi qui refuseraient certaines offres d’emploi. De même, il est indispensable de définir de manière précise ce qu’est une « offre d’emploi valable » au regard de la qualification du demandeur d’emploi pour déterminer la latitude dont il disposera pour refuser telle ou telle offre.

Aussi, le groupe SRC présentera-t-il plusieurs amendements pour donner une certaine cohérence à ce projet de loi. Tout d’abord, un amendement précisera le statut public de la nouvelle institution tandis qu’un autre définira ses missions qui porteront non seulement sur le placement mais aussi sur l’accompagnement des demandeurs d’emploi. D’autres amendements porteront sur le statut des personnels afin de leur garantir le respect de leurs droits acquis. Enfin, des amendements mis au point en concertation avec l’Assemblée des régions de France (ARF) préciseront que les politiques de l’emploi doivent être copilotées au niveau régional entre les régions et l’État.

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Jeudi 13 décembre 2007 4 13 /12 /2007 15:31

Commission des affaires culturelles, familiales et sociales

Table ronde, ouverte à la presse, sur la réforme du service public de l’emploi : M. Jean-Paul Anciaux, président de la Commission nationale de labellisation des maisons de l’emploi, Mme Annie Thomas, présidente de l’Unédic, M. Jean-Luc Bérard, directeur général de l’Unédic, et M. Christian Charpy, directeur général de l’ANPE.

Extrait :

"Mme Monique Iborra a souligné que personne ne semblait demandeur de cette réforme, si ce n’est peut-être les demandeurs d’emploi, que l’on n’a pas encore entendus. Elle est pourtant engagée dans la précipitation, comme tout ce que fait un gouvernement surtout soucieux de se montrer actif. On aurait pourtant pu prendre davantage de temps, d’autant que les choses évoluaient déjà, sur la base du volontariat des agents des Assédic et de l’ANPE. Telle n’a pas été la solution retenue et Mme Christine Lagarde a dit elle-même que le président de la République lui avait donnée quinze jours pour mener la réforme à bien.

Comme cela a été précédemment souligné, on installe le tuyau avant de savoir ce que l’on va y faire passer. De la sorte, le gouvernement demande aujourd’hui un chèque en blanc au Parlement. Si ce qui compte vraiment c’est le service qui sera rendu aux chômeurs, cela renvoie non pas à la seule fusion ANPE-Assédic mais à l’ensemble de la politique économique et sociale du gouvernement et à ses effets sur l’emploi. Aussi utile puisse-t-elle être, on voit mal comment la nouvelle institution pourrait à elle seule ramener le taux de chômage à 5 %.

S’agissant des maisons de l’emploi, il a été fort difficile d’obtenir du gouvernement qu’il précise sa participation au financement. C’est pourquoi un certain nombre d’élus n’ont pas été franchement étonnés par l’annonce du gel de ce dispositif et par les déclarations de Mme Christine Lagarde selon lesquelles l’on n’aurait plus besoin des maisons de l’emploi lorsque la fusion serait intervenue. Aujourd’hui, une mission a été créée et elle s’est mise au travail. Mais quand son président, M. Jean-Paul Anciaux, annonce qu’il remettra un rapport d’étape dès le mois de janvier, on peut se demander s’il ne s’agit pas d’un rideau de fumée destiné à faire oublier ces déclarations : à l’évidence, il n’est pas possible dans un délai aussi court de procéder aux évaluations nécessaires. Le vrai problème des maisons de l’emploi n’est-il pas que l’État est désormais incapable d’en assurer le financement ?

Enfin, le volet territorial semble singulièrement absent de ce projet. Certes, une instance régionale est prévue, mais il est assez inquiétant que le directeur général de l’ANPE mette au même niveau, dans son propos, l’APEC, les missions locales et les maisons de l’emploi, alors que ces dernières sont censées être le regroupement de l’ensemble des acteurs, dont justement l’APEC, les missions locales et les chambres consulaires. Voilà qui montre que ce projet ne s’inscrit pas dans les réalités territoriales. Comme l’a dit la présidente de l’Unédic, la nouvelle structure devrait tout simplement se situer à l’intérieur des maisons de l’emploi où elle conserverait son autonomie de fonctionnement, comme toutes les structures qui s’y trouvent déjà."

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Mercredi 12 décembre 2007 3 12 /12 /2007 23:47
Commission des affaires culturelles, familiales et sociales

– Table ronde, ouverte à la presse, sur la réforme du service public de l’emploi : M. Jean-Paul Anciaux, président de la Commission nationale de labellisation des maisons de l’emploi, Mme Annie Thomas, présidente de l’Unédic, M. Jean-Luc Bérard, directeur général de l’Unédic, et M. Christian Charpy, directeur général de l’ANPE

Extrait :

Mme Monique Iborra a souligné que personne ne semblait demandeur de cette réforme, si ce n’est peut-être les demandeurs d’emploi, que l’on n’a pas encore entendus. Elle est pourtant engagée dans la précipitation, comme tout ce que fait un gouvernement surtout soucieux de se montrer actif. On aurait pourtant pu prendre davantage de temps, d’autant que les choses évoluaient déjà, sur la base du volontariat des agents des Assédic et de l’ANPE. Telle n’a pas été la solution retenue et Mme Christine Lagarde a dit elle-même que le président de la République lui avait donnée quinze jours pour mener la réforme à bien.

Comme cela a été précédemment souligné, on installe le tuyau avant de savoir ce que l’on va y faire passer. De la sorte, le gouvernement demande aujourd’hui un chèque en blanc au Parlement. Si ce qui compte vraiment c’est le service qui sera rendu aux chômeurs, cela renvoie non pas à la seule fusion ANPE-Assédic mais à l’ensemble de la politique économique et sociale du gouvernement et à ses effets sur l’emploi. Aussi utile puisse-t-elle être, on voit mal comment la nouvelle institution pourrait à elle seule ramener le taux de chômage à 5 %.

S’agissant des maisons de l’emploi, il a été fort difficile d’obtenir du gouvernement qu’il précise sa participation au financement. C’est pourquoi un certain nombre d’élus n’ont pas été franchement étonnés par l’annonce du gel de ce dispositif et par les déclarations de Mme Christine Lagarde selon lesquelles l’on n’aurait plus besoin des maisons de l’emploi lorsque la fusion serait intervenue. Aujourd’hui, une mission a été créée et elle s’est mise au travail. Mais quand son président, M. Jean-Paul Anciaux, annonce qu’il remettra un rapport d’étape dès le mois de janvier, on peut se demander s’il ne s’agit pas d’un rideau de fumée destiné à faire oublier ces déclarations : à l’évidence, il n’est pas possible dans un délai aussi court de procéder aux évaluations nécessaires. Le vrai problème des maisons de l’emploi n’est-il pas que l’État est désormais incapable d’en assurer le financement ?

Enfin, le volet territorial semble singulièrement absent de ce projet. Certes, une instance régionale est prévue, mais il est assez inquiétant que le directeur général de l’ANPE mette au même niveau, dans son propos, l’APEC, les missions locales et les maisons de l’emploi, alors que ces dernières sont censées être le regroupement de l’ensemble des acteurs, dont justement l’APEC, les missions locales et les chambres consulaires. Voilà qui montre que ce projet ne s’inscrit pas dans les réalités territoriales. Comme l’a dit la présidente de l’Unédic, la nouvelle structure devrait tout simplement se situer à l’intérieur des maisons de l’emploi où elle conserverait son autonomie de fonctionnement, comme toutes les structures qui s’y trouvent déjà.

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Mercredi 31 octobre 2007 3 31 /10 /2007 10:57

Commission des affaires culturelles, familiales et sociales

Projet de loi de finances pour 2008 : Examen des crédits de la mission « Travail et emploi »
Examen des crédits de la mission « Sécurité sanitaire »

Extrait :

" Mme Monique Iborra a déploré que le projet de loi de finances pour 2008 remette en cause le Plan de cohésion sociale alors même que de gros moyens publics ont été mobilisés et qu’aucune évaluation n’a été faite de ce dispositif. Pour ce qui est de la question de la fusion de l’ANPE et de l’UNEDIC, la précipitation du gouvernement est condamnable. En dehors des aspects strictement juridiques, cette fusion ne présente pas d’enjeu essentiel pour le service qui doit être rendu au demandeur d’emploi : l’important, ce sont les moyens disponibles pour l’accompagnement des personnes. A cet égard, il semble y avoir une contradiction entre les ambitions affichées par le gouvernement et les moyens proposés dans le projet de loi de finances, et il est peu vraisemblable que les collectivités locales soient prêtes à se mobiliser financièrement pour compenser le désengagement de l’État, alors qu’elles ont déjà rencontré quelques déboires quand elles se sont lancées dans la mise en place de maisons de l’emploi. Le gouvernement doit être interpellé sur cette question des moyens. "

INTEGRALITE DU DEBAT : www.assemblee-nationale.fr/13/cr-cafc/07-08/c0708009.asp

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Mardi 2 octobre 2007 2 02 /10 /2007 10:47

Commission des affaires culturelles, familiales et sociales


Audition, ouverte à la presse, de Mme Christine Lagarde, ministre de l’économie, des finances et de l’emploi, sur les maisons de l’emploi et le rapprochement des services de l’emploi.

Extrait :

" Mme Monique Iborra a critiqué l’incohérence entre ce projet et ce qui a été fait jusqu’à présent en ce qui concerne les maisons de l’emploi. En effet, on a, jusqu’ici, encouragé les collectivités locales à être maîtres d’œuvre de ces maisons, dont l’objectif était bien le guichet unique. De fait, certaines d’entre elles regroupent effectivement dans les mêmes locaux l’ANPE, l’Assédic, les acteurs de l’insertion, les acteurs économiques, l’AFPA, les missions locales. Aujourd’hui, tout change puisqu’il s’agit en priorité de fusionner l’ANPE et les Assédic. Cela traduit une méconnaissance totale de la réalité du terrain. Les élus locaux sauront se mobiliser pour démontrer l’incohérence et l’inefficacité de cette politique.
Les contrats d’apprentissage sont financés presque exclusivement par les conseils régionaux, qui ont passé avec l’État, dans le cadre du plan de cohésion sociale, des contrats d’objectifs destinés à augmenter le nombre de ces contrats. Le gouvernement a-t-il l’intention d’organiser une concertation avec les régions à propos de l’augmentation programmée dans le budget du nombre d’apprentis ? "


INTEGRALITE DU DEBAT : www.assemblee-nationale.fr/13/cr-cafc/07-08/c0708001.asp

 

 


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Mercredi 25 juillet 2007 3 25 /07 /2007 10:41

Commission des affaires économiques, de l'environnement et du territoire

Audition, conjointe avec la Délégation à l’aménagement et au développement durable du territoire de Jean-Louis Borloo, ministre d’État, ministre de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durables, de M. Dominique Bussereau, secrétaire d’État chargé des Transports, et de Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État chargée de l’Écologie

Extrait :

" Mme Monique Iborra revient sur la question de la conciliation entre politique économique libérale prônée par le Gouvernement et développement durable. Lorsqu’il a dit qu’il ne fallait pas mettre la barre trop haut, M. Jean-Paul Charié prônait peut-être la prudence dans les exigences à poser vis-à-vis des lobbies connus et repérés. M. Jean-Louis Borloo saura-t-il y résister ? "

INTEGRALITE DU DEBAT : www.assemblee-nationale.fr/13/cr-cpro/06-07/c0607007.asp

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Mercredi 18 juillet 2007 3 18 /07 /2007 10:13

Commission des affaires économiques, de l'environnement et du territoire

Audition de Mme Christine Lagarde, ministre de l’économie, des finances et de l’emploi, M. Hervé Novelli, secrétaire d'État chargé des entreprises et du commerce extérieur et M. Luc Chatel, secrétaire d'État chargé de la consommation et du tourisme

Extrait :

" Mme Monique Iborra regrette que l’emploi des jeunes n’ait été abordé que sous l’angle de l’éducation. Est-ce la seule piste à suivre pour régler le problème particulièrement aigu du chômage des jeunes ?

Pour ce qui est des maisons de l’emploi, les acteurs de terrain sont dans l’expectative : les règles du jeu financières ont été modifiées par rapport aux années précédentes. Il est même dit que les dossiers des maisons de l’emploi sont bloqués au ministère de l’économie, des finances et de l’emploi. Le Gouvernement entend-il poursuivre ou abandonner sa politique en la matière, et après quelle évaluation ? "



INTEGRALITE DU DEBAT : www.assemblee-nationale.fr/13/cr-cpro/06-07/c0607004.asp

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Mercredi 4 juillet 2007 3 04 /07 /2007 10:03

Commission des affaires économiques, de l'environnement et du territoire

Nomination d’un rapporteur pour avis sur le projet de loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat (n° 4) et examen pour avis de ce projet de loi

Extrait :

" Le Président Patrick Ollier a souligné que le projet de loi renforçait le pouvoir de décision de l’assemblée générale qui validerait les choix du conseil d’administration. Définir des critères dans la loi serait contraire à la liberté des entreprises. En revanche, la loi impose de nouvelles modalités de décision, qui permettront d’éviter l’attribution de parachutes dorés à des dirigeants responsables des mauvais résultats de l’entreprise et des suppressions d’emploi qui s’en suivent.

Mme Monique Iborra a estimé que cela restait insuffisant pour lutter réellement contre le chômage et la précarité. "


INTEGRALITE DU DEBAT :  www.assemblee-nationale.fr/13/cr-cpro/06-07/c0607002.asp

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