Mes questions au gouvernement

Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /Déc /2009 14:09

Mme Monique Iborra interroge M. le ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire sur la révision de la liste des pays d'origine "sûrs" par l'Office de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA). En effet, le 13 novembre 2009, le conseil d'administration a ajouté sur la liste des pays d'origine dits « sûrs » la Turquie, la Serbie et l'Arménie, tout en retirant la Géorgie plus d'une année après le conflit qui l'a frappée. Au sens de l'article L. 741-4, 2°, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, un pays est considéré comme sûr "s'il veille au respect des principes de liberté, de la démocratie et de l'état de droit, ainsi que des droits de l'Homme et des libertés fondamentales". La décision d'inscrire un pays sur la liste des pays d'origine "sûrs" a des conséquences graves et immédiates pour les demandeurs d'asile originaires de ces pays : placement quasi systématique en procédure prioritaire et non-admission provisoire au séjour ; instruction à l'OFPRA en quinze jours seulement (contre quatre-vingt-dix jours en moyenne) ; recours à la Cour nationale du droit d'asile non suspensif d'une reconduite à la frontière ; privation en droit ou dans les faits d'accès à l'hébergement en centre d'accueil pour demandeurs d'asile, à l'allocation temporaire d'attente, à la couverture maladie universelle. Aussi, face à de telles répercussions, de nombreux doutes, sur la légitimité de l'examen effectué par le conseil d'administration de l'OFPRA, sont exprimés par des associations humanitaires nationales et internationales, témoins des dangers et des oppressions qui résident dans ces pays à risque. Aussi est-il indispensable de revenir sur la procédure d'inscription d'un État sur la liste des pays d'origine "sûrs", qui n'est pas strictement prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ainsi, elle lui demande ce que compte faire le Gouvernement, alors qu'il est aujourd'hui primordial qu'une procédure transparente et protectrice des réfugiés soit établie, afin d'assurer de façon effective le suivi vigilant et permanent de la liste des pays d'origine "sûrs".


Vendredi 6 novembre 2009 5 06 /11 /Nov /2009 15:44
Mme la Députée Monique Iborra attire l'attention de Monsieur le Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités territoriales, sur le régime de la Nouvelle Bonification Indiciaire (NBI). Cette prime a été instituée, suite au protocole d’accord conclu le 9 février 1990 sur la rénovation de la grille des classifications et des rémunérations des trois fonctions publiques, par la loi   n° 91-73 du 18 janvier 1991 modifiée. Elle se concrétise ainsi par l’attribution d’une rémunération en points d’indice aux agents de l’Etat occupant certaines fonctions dans les Zones Urbaines Sensibles. Le Décret du 7 novembre 2001 a fixé les règles d’attribution de la NBI aux officiers et sous-officiers de la Gendarmerie Nationale, puis celui du 17 janvier 2002 a élargi son application dans les services du Ministère de l’Intérieur, pour les fonctionnaires appartenant aux corps des personnels administratifs, techniques et scientifiques de la Police Nationale. Or, les fonctionnaires de Police du corps d’Encadrement et d’Application du Ministère de l’Intérieur, omniprésents dans les Zones Urbaines Sensibles dans le cadre de la politique de la Ville, ont été écartés de cette mesure. Par la suite, les Décrets de 2006, élargissant le champ d’application de la NBI, ont encore négligé ces fonctionnaires. Aussi, face à la complexité de l’insécurité dans les quartiers dits “sensibles” et la volonté du Gouvernement de rapprocher la Police Nationale de la Gendarmerie Nationale, récemment rattachée au Ministère de l’Intérieur, Madame la Députée souhaite savoir comment il compte faire disparaître cette inégalité.

Mardi 25 août 2009 2 25 /08 /Août /2009 15:48
Mme Monique Iborra interroge Mme la ministre de la santé et des sports sur la situation des personnes souffrant d'une intolérance au gluten. Depuis le 28 novembre 2007, la Commission européenne a publié la directive n° 2007/68/CE qui exempte les industriels d'étiqueter les allergènes suivants : les maltodextrines à base de blé, les sirops de glucose base blé dont le dextrose et leurs dérivés, ainsi que les sirops de glucose base orge. L'autorité européenne de la sécurité des aliments considère que ces ingrédients « ne sont pas susceptibles de provoquer de sévères réactions allergiques chez les individus sensibles » et « ne sont pas susceptibles de provoquer des réactions néfastes chez les patients atteints de la maladie coeliaque dans la mesure où le seuil de 100 ppm de gluten pour les aliments rendus sans gluten n'est pas dépassé ». Mais chez certaines personnes intolérantes dont les villosités intestinales sont totalement détruites, et qui présentent un état inflammatoire aigu en début de régime, ne supportent pas les aliments comportant le gluten à des doses proches de la limite autorisée, voire bien inférieure. La législation s'oppose au régime d'exclusion totale de toute trace de gluten que ces patients s'efforcent de suivre, au moins en début de régime, c'est-à-dire pendant au moins une année, le temps d'une repousse de leurs villosités intestinales. Si les doses prises isolément sont minimes, que penser du cumul de dextrose, glucose, maltodextrine de blé, très courants dans la nourriture industrielle, sur la journée ? Que penser de la répétition d'une telle consommation pour un individu sensible, à l'organisme souvent fragilisé par une ou plusieurs pathologies auto-immunes ? Elle lui demande donc les mesures que le Gouvernement envisage de prendre au sujet de ce problème de la tolérance journalière d'une quantité infime de gluten par les malades céliaques.

Lundi 20 juillet 2009 1 20 /07 /Juil /2009 10:43
Type de questions QE
 
Ministère interrogé : ACO - Secrétariat d'Etat à la défense et aux anciens combattants

 
Mme Monique Iborra attire l'attention de M. le secrétaire d'État à la défense et aux anciens combattants sur les revendications des associations d'anciens combattants et notamment de la FNACA. Ces dernières maintiennent le souhait d'obtenir la reconnaissance effective de la date du cessez-le-feu du 19 mars 1962 comme la seule journée nationale du souvenir et du recueillement pour la guerre d'Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie. En ce qui concerne la retraite du combattant, lors de la campagne électorale des présidentielles, Nicolas Sarkozy s'était engagé à augmenter de deux points par an l'indice PMI. Le réajustement pour cette année tel que prévu dans la loi de finances au 1er juillet n'est finalement que d'un point. Par ailleurs, en ce qui concerne l'allocation différentielle de solidarité en faveur des conjoints survivants les plus démunis, elle reste, malgré les efforts consentis, inférieure au seuil de pauvreté européen, elles pensent qu'il conviendrait de la porter à 817 €. Enfin, les associations s'inquiètent de la disparition de certaines structures dans le cadre de la Réforme de la Politique Générale Publique qui provoquera incontestablement des difficultés aux ressortissants de l'Office national des anciens combattants. Mme Monique IBORRA souhaiterait donc connaître les intentions du Gouvernement sur l'ensemble de ces dossiers.

Vendredi 17 juillet 2009 5 17 /07 /Juil /2009 15:13
Monique Iborra appelle l'attention de Madame la Ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi, sur les craintes des salariés de TDF, principal diffuseur de télévision française, concernant l’avenir de leur entreprise. Née de l’éclatement de l’ORTF en 1975, la société était à l’origine un établissement public. Devenue société anonyme en 1987, elle est contrôlée majoritairement par des capitaux étrangers depuis 2006 (42 % à l’américain Texas Pacific Group, 14 % à l’anglais Charterhouse Capital Partners), qui complètent l’actionnariat de la Caisse des dépôts et consignations (24 %) et d’Axa (18 %). TDF est une compagnie performante qui a permis de créer en France un des meilleurs réseaux hertziens au monde, pour la radio et la télévision. Or, elle a été dangereusement affaiblie par les effets pervers de deux LBO successifs, auxquels s’ajoutent le basculement vers le “tout numérique prévu pour 2011. Outre cela, le 12 juin 2009, la direction a annoncé un “nouveau projet de transformation”, alors qu’en dix ans, TDF a déjà perdu près d’un millier de salariés, à raison de 150 départs par an non remplacés. Ainsi, la suppression de 600 emplois, en comptant les salariés à temps partiel, est désormais à l’ordre du jour, sur environ 2 400, soit environ 25% de l’effectif en France.
Aussi, une intervention étatique s’impose, pour trouver dans l’intérêt de tous, une solution à cette situation actuellement inextricable, dans laquelle se retrouve TDF.
Ainsi, Madame Iborra souhaiterait ainsi connaître les intentions du gouvernement sur cette thématique.

Mardi 2 juin 2009 2 02 /06 /Juin /2009 16:00
Première séance du mardi 2 juin 2009
Questions orales

M. le président. La parole est à Mme Monique Iborra, pour exposer sa question, n° 717, relative à la situation de l’entreprise de semi-conducteurs Freescale à Toulouse.

Mme Monique Iborra. Madame la secrétaire d’État chargée du commerce extérieur, je me permets d’appeler votre attention sur la situation du site français de l’entreprise américaine Freescale, anciennement Motorola Semi-Conducteurs, installée à Toulouse, dans ma circonscription. Bien que les salariés aient accepté le gel des salaires pour 2009, effectué trois semaines de chômage partiel en 2008 puis, cinq semaines en 2009, consenti à traverser deux plans sociaux d’entreprise en dix-huit mois, lesquels ont conduit à la suppression de 270 emplois, ils ont, le 22 avril 2009, appris l’annonce officielle de la fermeture du site d’ici à 2011. Déjà, le 24 février 2009, j’avais, par le biais d’une question écrite, alerté Mme la ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi sur cette situation. Aucune réponse ne m’est parvenue depuis lors. Le président de la région Midi-Pyrénées avait, dès le mois de septembre 2008, alerté l’État par courrier sur la menace de fermeture de ce site. Or rien n’a été entrepris par le Gouvernement.
En 2001, 2005 et 2006, la région Midi-Pyrénées avait financé à hauteur de deux millions d’euros les équipements de recherche communs à Freescale et au laboratoire public LAAS. Aujourd’hui, le site de Toulouse va subir le même sort que les usines situées en Écosse et au Japon : une fermeture brutalement annoncée aux salariés. La situation est explosive : plus de 1 000 emplois seront supprimés, malgré la prise en compte des inquiétudes par le directeur local de Freescale. Une conférence téléphonique a eu lieu la semaine dernière au conseil régional avec le président-directeur général américain de Freescale. Celui-ci invoque des difficultés financières depuis trois ans – consécutives, à notre sens, à la mise en place d’un LBO qui oblige l’entreprise à rembourser 900 milliards de dollars par an jusqu’en 2012 –, mais également des problèmes d’ordre technologique sur le site de Toulouse et, plus récemment, les effets de la crise financière.
Madame la secrétaire d’État, que compte faire le Gouvernement dans l’intérêt des salariés, et du développement économique de notre région ? Nous attendons une réponse précise de votre part.

M. le président. La parole est à Mme Anne-Marie Idrac, secrétaire d’État chargée du commerce extérieur.

Mme Anne-Marie Idrac, secrétaire d’État chargée du commerce extérieur. Madame la députée, ainsi que vous l’avez rappelé, la direction de la société Freescale semi-conducteurs de Toulouse a malheureusement annoncé, le 22 avril dernier, la fermeture de son unité de fabrication de puces électroniques d’ici à 2011. Cette décision s’inscrit dans le cadre d’une restructuration mondiale du groupe, qui prévoit la suppression de trois sites, dont celui de Toulouse.
Depuis 2007, l’activité de Freescale est touchée par le recul du marché automobile. Un plan de sauvegarde de l’emploi portant sur 102 personnes a déjà dû être mis en œuvre à l’été 2007. La situation ne s’est pas redressée en 2008 en raison, principalement, des difficultés de Chrysler, un de ses principaux clients.
De manière générale, le secteur des semi-conducteurs connaît une crise de grande ampleur et accuse une baisse d’activité de 30 % en moyenne. C’est pourquoi mon collègue Luc Chatel est mobilisé sur l’avenir de ce secteur d’importance stratégique. Il a eu l’occasion d’organiser en mars dernier une table ronde avec les organisations syndicales sur le secteur du semi-conducteur, qui a conduit à identifier des pistes d’action en faveur du renforcement de la compétitivité de l’ensemble de la filière.
Pour ce qui concerne le site de Toulouse, qui vous intéresse au premier chef, madame la députée, mon collègue est déterminé à examiner toutes les pistes de reprise partielle ou totale d’activité ou de réindustrialisation qui permettraient de tirer profit des compétences et des équipements présents.
Le commissaire à la réindustrialisation nommé dans votre région Midi-Pyrénées est d’ores et déjà mobilisé sur ce dossier dont il fera l’une de ses toutes premières priorités. Il aura la tâche, d’une part, de faciliter la reprise de l’activité de recherche et développement et, d’autre part, de veiller à la qualité et à l’efficacité du plan de sauvegarde de l’emploi. Il est en effet mandaté pour conduire et animer, en concertation avec les acteurs de terrain les actions de réindustrialisation, de création de nouvelles activités que le dynamisme intrinsèque de votre territoire et la qualité des salariés doivent favoriser.
J’observe que des réflexions sont déjà engagées pour mettre sur pied une plate-forme d’intégration de puissance destinée à développer des modules électroniques de puissance nécessaires à la migration de l’industrie automobile vers des véhicules électriques. Basée sur le site de Freescale, elle devrait accueillir des chercheurs issus des laboratoires publics, des industriels, des grands comptes et des PME participant aux systèmes embarqués ainsi que des universitaires. Dans ces conditions, vous ne pouvez pas dire, madame la députée, que le Gouvernement reste inactif. C’est tout le contraire, puisque ce site a été intégré dans la mutation nécessaire de notre appareil industriel.

M. le président. La parole est à Mme Monique Iborra.

Mme Monique Iborra. J’ai bien entendu votre réponse, madame la secrétaire d’État. Mais si, comme vous le prétendez, le Gouvernement intervient en faveur de cette entreprise, comment se fait-il que les élus n’aient jamais pu rencontrer le commissaire à la réindustrialisation qui doit suivre ce dossier ? Comment expliquez-vous que les organisations syndicales n’aient toujours pas obtenu de rendez-vous avec le préfet ? Enfin, pensez-vous qu’une activité de recherche qui n’est pas liée à une activité de production puisse être pérennisée ? Je maintiens donc que le Gouvernement – pour des raisons qui nous échappent – s’inquiète fort peu du sort de cette entreprise. Mais croyez bien que nous, les élus nationaux et locaux, resterons très vigilants.

Mardi 28 avril 2009 2 28 /04 /Avr /2009 16:52
Question au gouvernement de Monique IBORRA posée le 28 avril

Les jeunes sont les 1ères victimes de la crise dans notre pays et si le chômage des jeunes a augmenté de 24 % en 1 an, bien avant la crise le taux de chômage des jeunes atteignait déjà 18% contre 8% pour le reste de la population et rien dans le plan de relance gouvernemental ne les concernaient.
C’est dans ce contexte que la Commission Hirsh a été mise en place et avant même que cette commission ait pu donner ses conclusions, le Président de la République, comme à son habitude, annonce des mesures qui veulent apparaître nouvelles, qui comportent l’apprentissage, compétence décentralisée des régions, et les contrats de professionnalisation qui ont chuté de 20 à 30 % ces derniers mois.
Faut-il rappeler que ces mêmes contrats de professionnalisation ont fait l’objet dans la loi de finances de 2008 de la suppression de l’exonération  attachée aux cotisations du contrat, rendant ce dernier beaucoup moins intéressant pour les entreprises.
Et bien, une pirouette suffit pour oublier les mesures prises et donner une prime exceptionnelle aux entreprises qui concluraient un contrat de professionnalisation qui ne débouche pas forcément sur un emploi pérenne. Aucune contrepartie en termes d’emploi  n’est demandée aux entreprises. Les effets d’aubaine seront nombreux comme cela a été le cas pour la défiscalisation des heures supplémentaires.
De même, longtemps honnis par notre gouvernement les emplois aidés reviennent en force, nous sommes obligés de dénoncer votre obstination cependant à ne pas reconnaître le bien fondé des emplois-jeunes mis en place par la Gauche, qui dans une large majorité ont été pérennisés, ont permis l ‘émergence de nouveaux métiers, dans l’environnement notamment mais pas seulement, qui ont tous été accompagnés d’une professionnalisation et de formations solides, votre dogmatisme et votre parti-pris vous empêchant de reconnaître l’utilité d’emplois publics, partout si nécessaires, particulièrement en période de crise.
Enfin le Président découvre la place incontournable des régions (ce qu’il dit dans son discours) qui n’ont pas attendu, elles, la crise pour s’occuper des jeunes devant l’inertie de votre politique en la matière, vous découvrez les écoles de la 2ème chance mises en place par les collectivités locales et dont le 1er financeur sont les régions.
Quelle incohérence que d’appeler les régions au secours quand dans votre projet de loi sur la réforme de la formation professionnelle vous niez leur rôle pilote en matière d ‘élaboration du Plan Régional des Formations Professionnelles, ne respectant même pas par là même la loi de décentralisation de 2004.
Ma question est donc la suivante : quand allez-vous par des réformes qui n’en ont que le nom annoncées à jet continu cesser de multiplier les fronts pour brouiller les pistes ?

Mardi 21 avril 2009 2 21 /04 /Avr /2009 16:32
Mme Monique Iborra attire l'attention de Mme la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi sur le montant des droits de succession auxquels sont soumis les légataires de personnes qui n'ont pas d'héritiers en ligne directe. Selon le Gouvernement, leur exclusion de la loi du 21 août 2007 en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat serait justifiée par les contraintes budgétaires actuelles, qui empêcheraient d'aller au-delà des nouvelles mesures, dont l'ensemble représenterait déjà un allègement significatif des droits de mutation à titre gratuit. Or, si le législateur a réformé en 2007 l'imposition des successions en ligne directe, en supprimant notamment les droits de succession entre conjoints et personnes pacsées et en diminuant ceux des frères et soeurs ou des neveux et nièces, la situation des légataires, collatéraux ou tiers, des personnes seules n'ayant pas d'héritiers en ligne directe n'a donc vu aucune amélioration. En effet, son taux d'imposition de 55 à 60 % est un des plus élevés en Europe, alors qu'il n'y a aucune raison de le maintenir, puisque sa baisse irait dans le sens de l'augmentation du pouvoir d'achat tant escompté par le Président de la République. Ainsi, elle lui demande de remédier à ce manque d'initiative, qui opère une discrimination envers les non-parents, pour ainsi rétablir une égalité de traitement entre tous.

Mardi 7 avril 2009 2 07 /04 /Avr /2009 16:08
Mme Monique Iborra attire l'attention de Mme la ministre de la santé et des sports sur l'avenir de la gynécologie médicale. Après 17 années sans formation spécifique, la mobilisation organisée autour du comité de défense de la gynécologie médicale a abouti en 2003 au rétablissement de la spécialité de gynécologie médicale. Or, alors que l'accord de 2003 prévoyait la formation de soixante médecins gynécologues chaque année, seuls 20 diplômes seront délivrés en 2009. De fait, selon les projections statistiques, il ne restera plus que 1 000 gynécologues en 2010, 600 en 2015 et 180 en 2020. Les conséquences du délaissement de cette spécialité se font déjà ressentir : les délais pour obtenir un rendez-vous sont de plus en plus longs, et peuvent aller jusqu'à six mois, voire plus selon les territoires. Pourtant, cette spécialité est la seule qui garantisse aux femmes un suivi personnalisé, notamment en matière de prévention et de dépistage précoce des maladies. Alors que le Gouvernement prétend développer une politique de prévention et d'information qui s'appuie sur des professionnels de la santé formés et compétents, il est indispensable que la gynécologie médicale puisse disposer des moyens nécessaires à son développement sur l'ensemble de notre territoire. Aussi, elle lui demande quelles sont les mesures qu'elle entend promouvoir de façon urgente pour garantir aux femmes la pérennité et la qualité de notre système de gynécologie médicale.

Mardi 17 mars 2009 2 17 /03 /Mars /2009 16:36
Mme Monique Iborra attire l'attention de M. le secrétaire d'État chargé de la fonction publique sur la loi n° 2003-775 du 21 août 2003 portant réforme des retraites. En effet, de nombreuses personnes déjà fortement éprouvées par la crise subissent le nouveau système de décote comme une injustice. Ainsi, les fonctionnaires, comme l'étaient déjà les salariés, qui ne justifient pas d'une carrière complète, voient leur retraite sensiblement amputée. Ce mécanisme touche ainsi les femmes mères de famille fonctionnaires qui se sont arrêtées de travailler pour s'occuper de leurs enfants et opère ainsi une discrimination « indirecte », c'est à dire une disposition apparemment neutre mais qui affecte, en réalité, une proportion nettement plus élevée de personnes d'un même sexe. Or cette discrimination est contraire aux articles 2, 3 et 141 du traité d'Amsterdam qui posent le principe de l'égalité entre les hommes et les femmes. Aussi, elle souhaiterait savoir comment le Gouvernement compte faire face à cette discrimination, ressentie par de nombreuses mères de famille.

Lundi 16 mars 2009 1 16 /03 /Mars /2009 16:38
Mme Monique Iborra attire l'attention de M. le haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, haut-commissaire à la jeunesse, sur les inquiétudes du monde associatif face au rapport Langlais. En effet, faisant suite à la lettre de mission que Mme la ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative, Roselyne Bachelot lui confiait en janvier 2008, M. Jean-Louis Langlais a remis son rapport sur la vie associative et ses relations avec les pouvoirs publics le 4 août 2008, intitulé « Pour un partenariat renouvelé entre l'État et les associations ». Ce rapport réclame plus de normalisation, de certification et de publicité des comptes des associations. Il préconise le passage d'une culture de la subvention à une culture de la commande publique, pour un meilleur contrôle de l'utilisation des financements. Pour aller au-delà d'un simple contrôle des comptes, il précise qu'il serait souhaitable que les agents de l'État s'efforcent de préférer à la démarche de contrôle de régularité, une démarche d'évaluation qui s'intéresse avant tout au contenu et aux résultats de l'action. En outre, il s'agirait de placer les associations sous le contrôle du ministère de l'intérieur. Aussi, elle souhaiterait connaître les avancées sur ce dossier qui inquiète tant le milieu associatif, soucieux du respect de la loi de 1901 et des atteintes portées à l'initiative, l'innovation et l'expérimentation dont font preuve les associations et qui les mettraient en concurrence ; puisque ce rapport doit servir de trame, avec celui du député Pierre Morange, à l'organisation de la conférence nationale de la vie associative reportée dans le courant du premier semestre 2009

Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /Mars /2009 16:18
Mme Monique Iborra attire l'attention de M. le Premier ministre sur les disparités qui coexistent aujourd'hui entre les différentes décorations récompensant les salariés méritants. En effet, outre la médaille du travail, instituée en 1948 et décernée par le ministère du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville pour récompenser l'ancienneté et la qualité de service des salariés, perdurent plusieurs distinctions honorifiques décernées par d'autres ministères : palmes académiques, mérite agricole, médaille d'honneur départementale et communale, médaille d'honneur des chemins de fer pour ne citer que celles-là. Or chaque distinction ne tient compte que des seuls services prévus explicitement par les décrets qui la régissent, à l'exclusion de tous les autres. Ainsi, la législation actuelle exclut du bénéfice de la médaille du travail les fonctionnaires de l'État qui sont soumis au statut de la fonction publique. À l'heure où la mobilité professionnelle se généralise, sous la pression des évolutions du marché du travail, le passage du secteur privé au secteur public et, inversement, du secteur public au secteur privé ne permet plus que très rarement aux salariés de pouvoir justifier des conditions requises pour l'attribution de chacune de ces distinctions sans que cela n'enlève rien à leurs mérites. La séparation ainsi opérée entre ces différentes distinctions peut apparaître inappropriée aux réalités actuelles des parcours professionnels. Aussi, elle lui demande si une harmonisation des différentes décorations récompensant les salariés méritants, permettant la prise en compte de l'ancienneté quel que soit le statut de l'employeur, ne pourrait pas être initiée par le Gouvernement.

Mardi 10 mars 2009 2 10 /03 /Mars /2009 16:17
Mme Monique Iborra attire l'attention de M. le ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville sur les difficultés budgétaires que rencontrent les associations gestionnaires de structures d'accueil pour les publics défavorisés. Dans la région Midi-Pyrénées, de nombreuses structures d'accueil et d'hébergement pour personnes en grandes difficultés sociales viennent d'être avisées par leur DDASS de l'amputation substantielle de leurs budgets de fonctionnement pour l'année 2009. Pour certaines d'entre elles, la baisse des crédits de l'État peut aller jusqu'à 25 %. Faute de financements alternatifs, ces coupes budgétaires auront des conséquences désastreuses pour les publics accueillis, dans une période où chacun s'accorde à reconnaître que la crise sociale va aggraver les phénomènes d'exclusion. Des services et des établissements vont fermer leurs portes, d'autres vont se voir contraints de réduire fortement leur activité. Toutes les associations seront contraintes de réduire leurs effectifs, contribuant ainsi à fragiliser des salariés dont la mission est justement de venir en aide aux personnes en situation de détresse sociale. Dans la période de grande incertitude que connaît notre pays depuis qu'il est entré en récession, la décision de diminuer les financements alloués à ces associations est particulièrement grave. Aussi, elle lui demande de tout mettre en oeuvre pour éviter que la rigueur budgétaire à laquelle s'astreint le Gouvernement ne vienne fragiliser, par des coupes budgétaires désastreuses, un tissu associatif dont l'action aux côtés des publics les plus fragiles, qui sont aussi les plus vulnérables devant la crise que traverse notre pays, est plus que jamais nécessaire.

Mardi 3 mars 2009 2 03 /03 /Mars /2009 16:24
Mme Monique Iborra appelle l'attention de Mme la ministre du logement sur la mise en oeuvre de la délégation de compétence relative aux aides à la pierre, et plus particulièrement sur le financement alloué par l'État aux collectivités locales qui ont fait le choix de gérer ce dispositif. En effet certaines collectivités locales ont accepté, par souci de cohérence et d'efficacité des politiques publiques, de prendre en charge les aides à la pierre qui auparavant étaient gérées par l'État. C'est le cas notamment, depuis 2006, du conseil général de la Haute-Garonne qui attribue, dans le cadre des OPAH, des aides en faveur des personnes à faible revenu. Or le conseil général déplore aujourd'hui une baisse significative des crédits alloués par l'État à ce dispositif, en dépit de la convention financière signée en 2006. De fait, pour l'année 2008, seuls 1 755 000 € seront versés par l'État au département sur les 2 789 290 € initialement prévus. Quant à l'année 2009, elle s'annonce tout aussi difficile : la baisse des dotations semble se confirmer et, parallèlement, l'État restreindrait ses critères d'intervention. Ainsi, les OPAH ne seraient plus financées dans les zones rurales, des coupes budgétaires seraient opérées dans les zones péri-urbaines et enfin les OPAH ne seraient plus conduites sur trois ans mais renouvelées chaque année. Ces perspectives sont inquiétantes à la fois pour les collectivités locales, qui se retrouvent esseulées dans leur effort d'accroissement et de modernisation du parc de logement, et pour les particuliers. Aussi, elle lui demande quelles dispositions elle entend prendre pour que les engagements financiers de l'État soient respectés en matière de financement des OPAH. Elle souhaite savoir si elle entend maintenir les financements sur trois ans afin que les maîtres d'ouvrages aient une visibilité suffisante sur le financement des opérations dont ils ont la responsabilité. Enfin, elle lui demande quelles sont les initiatives qu'elle entend promouvoir pour que les opérations puissent continuer à être conduites sur l'ensemble du département, et qu'aucun territoire ne soit oublié par la solidarité nationale.

Mardi 24 février 2009 2 24 /02 /Fév /2009 16:29
Mme Monique Iborra attire l'attention de Mme la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi sur la situation de l'entreprise Freescale, anciennement Motorola semi-conducteurs, dont une partie de l'activité développée en France est menacée à court terme. Freescale est un des leaders mondiaux dans la conception et la production de semi-conducteurs embarqués pour les marchés de l'automobile, de l'électronique grand public, de l'industrie, des réseaux et des technologies sans fil. En France, l'entreprise est implantée principalement à Toulouse, où elle emploie 1 900 personnes, dont 700 ingénieurs et cadres. Selon la communication officielle de l'entreprise, Toulouse est un site-clé de recherche et développement et de production de semi-conducteurs dédiés aux marchés de l'automobile et des télécommunications. Or la conjoncture économique actuelle, notamment dans le secteur automobile, ajoutée aux opérations boursières dont la société a récemment fait l'objet aux États-unis, laissent entrevoir des perspectives très sombres pour l'avenir des salariés français de Freescale. L'entreprise a en effet été l'objet sur le marché boursier américain de ce que les acteurs financiers appellent un LBO (leverage buy out), autrement dit un « achat avec effet de levier » : cette procédure de rachat a pour particularité de faire peser sur l'entreprise qui en est victime les charges de la dette contractée par les acquéreurs au cours de la levée de fonds. Freescale doit ainsi rembourser 900 millions de dollars par an jusqu'en 2012 ! À cela vient s'ajouter la crise du marché automobile dont les répercussions sur les sous-traitants commencent à se faire sentir. Ainsi l'activité de Freescale a-t-elle chuté de près de 20 % en 2008, et les prévisions sur 2009 sont catastrophiques du fait de l'absence de commandes. Aussi, l'avenir du site de Toulouse est-il directement menacé. C'est pourquoi il apparaît urgent d'intégrer l'entreprise Freescale dans le plan de relance pour la filière automobile et elle souhaite savoir si le Gouvernement peut s'y engager ici. Elle lui demande donc de lui confirmer que l'entreprise Freescale pourra accéder aux aides mises en place dans le cadre du plan de relance gouvernemental. Dans le même temps, il est nécessaire que des précautions soient prises pour que les aides publiques débloquées par le Gouvernement soient utilisées pour soutenir l'emploi et le pouvoir d'achat des salariés en France, et qu'elles ne soient pas détournées pour aller conforter les bénéfices financiers des actionnaires américains. Aussi, elle lui demande de lui préciser quelles sont les dispositions que le Gouvernement entend prendre pour éviter que de telles dérives ne se produisent.

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