Crédit Photo : Frédéric Lancelot - Juin 2010
Lors de l'inauguration de l'académie de boxe de Christophe Tiozzo dans le quartier de Basso Cambo le 25 juin dernier, j'ai eu l'occasion 'interpeller la Secrétaire d'état chargée de la Politique de la Ville, Mme Fadela Amara, en ma qualité de Vice-présidente du Conseil Régional sur l'inquiétude des Régions quant à leur devenir et leur possibilités d'interventions, notamment sur les quartiers populaires :
"Madame la Ministre,
Depuis la signature en mars 2002 du Grand Projet de Ville (GPV)), le Conseil Régional de Midi-Pyrénées a engagé 29 millions d’euros dont 11 millions dans le cadre de l’Agence Nationale pour la
Rénovation Urbaine afin de cofinancer nombre d’équipements publics à Bagatelle, à Empalot : médiathèque, espaces jeunes, gymnase, à la Reynerie : le centre Alban Minville, la construction du
complexe sportif, l’aménagement de l’IFRASS, et dernièrement le financement de l’académie Christophe Tiozzo que nous inaugurons ce jour.
Aujourd’hui, il s’agit de donner une nouvelle ampleur au GPV en lien avec Toulouse, le Conseil Général, l’Etat. Mais sans la mobilisation des collectivités locales rien n’aurait été possible
malgré les difficultés importantes que nous connaissons dans ces mêmes collectivités, nous poursuivons notre engagement dans le cadre, non seulement du GPV, mais également dans celui de la
politique de la ville dans son ensemble.
Politique de la ville, Madame la Ministre, que l’on ressent comme ne faisant pas partie des priorités du gouvernement, ressenti également partagé dans la mission parlementaire à laquelle
j’appartiens sur les quartiers défavorisés et ce malgré vos interventions auprès du Premier ministre.
Pourtant, la situation économique et sociale dégradée, l’ampleur du chômage s’aggravant encore aujourd’hui, augmentant en Midi-Pyrénées de plus de 10,5%, justifieraient des politiques nationales
plus volontaristes notamment sur ces quartiers qui subissent encore plus que d’autres les effets de cette situation.
C’est pourquoi de nous-mêmes nous nous sommes engagés très volontairement sur la création de l’école régionale de la 2ème chance, mise en place depuis 2004 sur le quartier de
Bellefontaine et qui a accueilli depuis 700 élèves sans qualification. A leur sortie de l’école, 70% d’entre eux ont accédé à un emploi, à une formation qualifiante, et 80% d’entre eux sont
toujours en emploi 2 ans après leur sortie.
Nous avons crée les Maisons Communes Emploi Formation (MCEF) également depuis 2004, qui accueillent les publics en recherche d’orientation, d’emploi ou de formation.
Nous venons de créer il y a 9 mois le dispositif « Pass-emploi » au sein des Maisons Communes, où nous suivons 150 jeunes issus des quartiers en difficultés. 90 d’entre eux sont
déjà intégrés dans ce dispositif.
Nous avons crée sur le quartier d’Empalot le dispositif « Entreprise-Initative-Création » qui réunit 6 structures spécialisées dans l’accompagnement à la création d’entreprise et
leur financement par le micro-crédit. Le Conseil régional finance 600 000 euros par an dont une partie est consacrée à l’octroi de primes à la création. Depuis 2004, ce sont 800 nouvelles
entreprises qui ont vu le jour et dont le taux de survie est de 63% après 2 ans.
Vous le voyez, Madame la ministre, notre collectivité, auprès des autres intervenants, ne s’exonère pas des efforts ciblés dont ces quartiers ont besoin. Notre détermination est intacte,
néanmoins reste une interrogation : sur les moyens qui seront laissé aux collectivités locales, notamment aux Régions.
En effet, mon inquiétude, aujourd’hui, Mme la Ministre, c’est ce que nous serons en mesure de faire demain :
- Une inquiétude sur les possibilités d’intervenir avec d’autres collectivités.Le gouvernement a certes annoncé des dérogations pour les domaines de la culture et du
sport.Qu’en sera t-il des projets relatifs à la politique de la Ville ?
- Une inquiétude, aussi, sur les moyens qui seront laissés aux Régions. L’Etat nous a mis au régime sec. Il nous demande toujours plus de participation sur de grands
projets relevant de sa seule compétence. Nous avons, en outre, des dépenses obligatoires par définition croissantes, à assurer.
- Les associations sont particulièrement inquiètent des désengagements de l’Etat. Et l’on sait quel rôle clé elles jouent ici que l’on parle de politique de la ville,
d’insertion, d’éducation populaire, de culture, mais aussi d’accompagnement des personnes handicapées, d’environnement, de loisirs. Elles sont indispensables à la vie quotidienne des quartiers
populaires.
Pensez-vous, Madame la ministre, les rassurer, nous rassurer ?

A propos du projet des "Portes de Gascogne" dans
l'ouest toulousain, retrouvez ici :
L’ensemble des conseillers régionaux s’est réuni
aujourd'hui, à l’Hôtel de Région, pour l’Assemblée plénière du Conseil régional Midi-Pyrénées.
Dernièrement à Tournefeuille, la section du Parti socialiste avait convié les citoyens à une réunion publique animée par des élus locaux et des responsables politiques
socialistes sur la thématique du développement durable et notamment sur les réalisations locales menées par les collectivités.
Dans le cadre des rencontres "Cercle Emploi et
Société" organisées par le cabinet "Boury & Associés", je participais hier à Paris à un déjeuner où était convié Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de Force Ouvrière.
Dans le cadre de l'édition 2010 du Salon Hôpital Expo, la
Fédération Hospitalière de France organise différents forums thématiques autour de la santé.